vendredi 13 mars 2015

Nouvelles sous ectasy (Frederic Beigbeder)

J'ai eu l'occasion, alors je me suis précipité dessus. Je voulais découvrir ce que c'était que d'avoir un écrivain de renom si ce n'est de talent écrire des nouvelles sous cette drogue fabuleuse qu'est l'ecstasy. Déception première : c'est vraiment super court, et c'est bien dommage. Mais ensuite, je me suis lancé tranquillement dans la lecture et voila ce qui en est globalement ressorti :


Résumé en trois mots : Sexe, Drogue et Dépression

Frédéric Beigbeder me semble avoir des thèmes de prédilection qu'il ne peut que exploiter, tournant souvent en rond dans ses livres (j'en ai un que j'ai commencé voila maintenant plus d'un mois et que je ne parviens pas à finir), mais il se trouve qu'ici une touche de fraicheur bienvenue débarque pour ma plus grande joie.

Je crois que ce qui aide grandement à la lecture, c'est le format très court qui semble convenir à merveille à Beigbeder, alors que le format long peut vite devenir lassant avec lui. Ici, les nouvelles sont très courte, percutantes et pleines de ses habitudes. On y retrouve, pèle-mêle, l'humour douteux et bienvenu, la drogue et l'amour, le sexe omniprésent, les relations entre hommes et femmes. Et par dessus le tout, un mal de vivre latent qui semble transpirer dans une nouvelle sur deux. C'est chronique chez cet écrivain.

De façon simple, j'ai beaucoup aimé ce recueil, de par la brièveté de son écriture et la force qui s'en dégage. C'est clair et concis, précis et drôle, comme je les aime. J'aurais presque voulu un peu plus de nouvelles, mais l'auteur s'est vraiment limité pour le coup et c'est tant pis pour nous. Mais je ne boude pas mon plaisir (juste les prix ...), donc bon, ça passe.

Un livre qui semblerait me réconcilier un poil avec cet auteur, puisque j'ai beaucoup aimé et il me semble que l'auteur a bien réussi son coup cette fois. Simple et efficace, l'ensemble des nouvelles sont très bonnes et j'ai vraiment aimé ma lecture. Moins inoubliable que son L'amour dure trois ans, il reste un bon petit livre pour se distraire une bonne demi-heure. Lecture conseillée.

(Chronique n°244)

mercredi 11 mars 2015

Parole d'homme (Jack London)

Autre livre qui se retrouva dans ma main sans que je ne le remarque vraiment. Et puis, un Jack London de plus ne peut jamais faire de mal, non ? Surtout qu'il ne m'en reste plus que deux autres à lire, alors autant en prendre un nouveau. Sauf que je l'ai finalement lu en très peu de temps, sans vraiment prendre le temps de savourer les six ou septs nouvelles du recueil, mais en même temps c'est tellement bon qu'on en reprendrait bien encore un petit morceau.


Résumé en trois mots : Froid, Yukon et Indiens

Encore une fois, London prend pour cadre ce grand nord qu'il n'aura visité qu'une seule année dans sa vie, mais qui l'aura inspiré pour plusieurs dizaines de livres. Ici encore les nouvelles vont nous présenter toutes ces gueules du grand nord, entre indiens éloignés de la civilisations, hommes rudes et durs, tricheurs et voleurs, mais aussi des hommes au bon cœur, ou simplement malchanceux. Tout ce monde qui se croise et s'entrecroise sur les terres gelées du grand nord ...

Voila un très bon recueil de nouvelles ! Celles-ci ont ce fameux suspense qui se dénoue dans le dernier paragraphe, laissant à chaque fois la nouvelle se conclure de façon plus ou moins tragique, sans que le bonheur ne soit jamais vraiment présent. Entre celle qui donne son nom au recueil (une merveille de tragédie simple), celle qui s'intitule Mille douzaine d'oeufs (une pure merveille d'acharnement), l'histoire d'un chien horrible et de son maitre qui ne l'est pas moins ...
Le talent de Jack London se manifeste encore une fois dans sa capacité phénoménale à se réinventer. Les histoires ne ressemblent à rien de ce que j'avais déjà lu, et j'ai encore une fois été émerveillé, à la fois par son talent de narrateur, d'inventeur, mais également son talent à croquer les hommes sous toutes leurs formes. Et toujours à me propulser dans le grand nord en quelques lignes, là où le froid règne en maitre absolu.

Je retiendrais seulement une critique, que je ne sais toujours pas formuler exactement : la façon dont Jack London décrit les femmes et les indiens. Après de nombreuses lectures, je dirais que le point de vue dessus est franchement ambiguë. Je ne sais trop comment le prendre, et ça me déroute un peu. Du coup, je laisse passer pour me concentrer sur le reste.

Un excellent recueil de nouvelles, encore une fois, et si toutes ne sont pas égales, sur les sept du recueil, au moins quatre sont vraiment excellentes, ce qui m'incite fortement à vous le conseiller, car c'est d'un niveau toujours élevé et l'auteur ne cesse de m'émerveiller. Jack London est sans conteste un des plus grands auteurs américains d'aventure, mais je pense même qu'il se classe dans la catégorie des meilleurs auteurs tout court, et sa littérature prolifique n'a pas fini de me dévoiler tout ses charmes. Lisez-en, c'est si bon mais comment résister ?

(Chronique n°243)

lundi 9 mars 2015

Neige (Maxence Fermine)

C'est un très petit livre, que j'ai surtout lu parce qu'il était ajouté dans les listes des livres acheté sur Amazon. En gros, quand on voit un livre sur Amazon (ouh, pas bien ce site, allez en librairie !) (nan, je déconne, c'est idéal pour pouvoir trouver des BD en occasions vraiment pas chères), le site propose des livres également acheté par les usagers qui ont regardé ce livre. Et en cherchant Neige (de Orhan Pamuk) je suis tombé sur celui-ci, qui semblait plus connu et plus lu. Je me suis laissé tenter vu le prix, et au final le livre est vraiment minuscule, moins d'une centaine de pages et des chapitres vraiment très court. Vraiment très très court. Bon, l'énorme avantage, c'est que c'est très vite lu, et ça, c'est agréable quand la PAL menace de nous engloutir sous elle chaque soir (je place la pile à côté du lit pour me motiver). 100 gr d'envolé donc !


Résumé en trois mots : Neige, Amour et Contemplation

Un livre très court, donc, qui m'a rappelé d'ailleurs Soie par certains côté, même si je dois avouer que ce livre est un cran en dessous, et nettement d'ailleurs. Ce qui ne m'a pas empêché de l'apprécier d'ailleurs.

C'est un livre très court, très rapidement lu, mais qui se paye en plus le luxe de prendre son temps. C'est assez lent, contemplatif, introspectif. Une lecture qui prend le temps de voir la neige tomber, de penser à la vie et à l'amour, à la mort et à la beauté. C'est une histoire très linéaire, très simple et un peu facile, mais qui se lit sereinement et avec grand plaisir.
En fait, je crois que la grande force de ce roman vient de son style d'écriture, volontairement très proche de la poésie et du fameux haïku qui traverse les pages, tout comme le héros, cherchant sa forme définitive et contemplant la neige.

Ce n'est de loin pas un mauvais roman, soyons clair, mais je crois que ce roman est un peu trop juste. L'histoire est très bien, mais trop courte, un peu trop facile, un peu trop prétexte a des digressions poétiques. C'est dommage d'avoir autant de poésie et pas plus de fond, ce qui l'aurait rendu largement plus intéressante. Et l'idée n'est pas mauvaise en soi, mais là encore j'ai trouvé que c'était dommage de laisser une telle idée aussi peu creusé. Le style me semble très beau, mais creux. Et ça, c'est dommage.

Ne nous trompons pas, je suis loin de vous déconseiller ce livre, mais je lui ai trouvé quelques défauts qui n'ont rien gâché à ma lecture mais qui ont terni la pensée que je me suis faite ensuite autour de celui-ci. Et ça, c'est dommage. Car le livre est beau, poétique, mais au final je me suis rendu compte que j'y avais trouvé peu d'intérêt, et c'est dommage. Je vous conseille tout de même de lire un coup, en passant, c'est très rapide et très beau, alors je ne peux pas vous priver de ce plaisir.

(Chronique n°242)

samedi 7 mars 2015

Les terres englouties (Marcus Sedgwick)

A l'issue d'une pièce, j'ai reçu ce petit livre de la part d'un ami, pour symboliser la fin d'une longue période de travail. Le livre a tranquillement dormi dans mes étagères durant six mois et je viens de profiter d'un séjour chez mes parents pour le lire d'une traite une après-midi. Je ne supportais plus son regard lourd de reproches du haut des étagères. Et puis, pour changer un peu de la SFFF, ça m'a fait du bien de retomber dans un livre simple, pour les jeunes.


Résumé en trois mots : Fillette, Ile et Mer

C'est amusant, mais j'ai retrouvé des détails de Sunk, avec l'île et la mer. Est-ce l'île qui s'enfonce ou la mer qui monte ? La réalité ne change pas, mais la question se pose. Enfin, la comparaison s'arrête là, contrairement à son gros frère, Les terres englouties est très pragmatique.

L'histoire est sympathique pour un livre jeunesse, avec une jeune fille qui est coincé sur son île, ses parents ayant pu partir mais sans elle, avec une population qui devient progressivement plus chaotique alors que l'eau monte encore et toujours et que la place se réduit. Le village qu'ils habitent n'est plus à l'abri, et il faut rejoindre des terres plus hautes, plus loin, vers l'ouest.
C'est agréable comme récit, bien que j'ai trouvé l'ensemble un peu léger, même si je reconnais que c'est un récit plus pour les jeunes que pour des adultes. L'ensemble est construit sur une trame simple mais l'héroïne est attachante et plusieurs points intéressants ponctuent le récit, notamment lorsque les enfants prennent le pouvoir sur une île, dans la violence, ou encore la lucidité de certains personnages tout en conservant une part de cruauté. L'auteur à su aussi éviter l'écueil mortel du manichéen en rajoutant des petites profondeurs aux personnages.
Après, la fin souffre un peu de son happy end dans la joie et la bonne humeur et certains raccourcis scénaristiques sont grossiers, à mon regard, mais je ne crache pas sur l'ensemble qui reste de bonne facture et vaut largement pour une personne jeune ado ou pour un enfant.

En terme de littérature jeunesse, c'est loin d'être mauvais et je pense que ça vaut le coup de l'offrir à quelqu'un de 8-12 ans que vous connaitriez, car l'histoire est loin d'être inintéressante et contient de nombreux bon points. Mais pour moi, c'est quelque chose qui m'est déjà un peu loin, je note trop de détails qui me font tiquer et c'est là que je constate que la littérature jeunesse a du mal à m'atteindre à présent. Je ne regrette pas ma lecture, mais je resterais sur une littérature plus adulte dans mes prochains romans, c'est certain.

(Chronique n°241)

jeudi 5 mars 2015

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (Jonas Jonasson)

Je ne voulais pas spécialement le lire, mais deux personnes m'en parlaient en bien et une amie à finalement fait une lecture du même auteur et je me suis laissé tenter à le prendre et le commencer, histoire de me faire mon propre avis sur la question. Et puis, un auteur suédois qui semble écrire comme un auteur finlandais, ça ne semble pas mauvais, surtout quand il fait dans l'humour très noir. Le résultat c'est que je l'ai fini en deux jours et que j'en suis bien content.


Résumé en trois mots : Humour, XXème et Vie

Le roman est vraiment très bon et m'a surpris dans le bon sens du terme. Régulièrement je trouve dommage que des romans qui s'orientent clairement vers l'humour connaissent un moment de faiblesse quand ce n'est pas carrément un moment qui n'est tout simplement pas drôle, pour finir assez souvent en queue de poisson. L'humour est une chose trop sérieuse pour la confier à des rigolos.

Et ici, et bien c'est magnifiquement fait, je dois l'avouer, puisque j'ai gardé le sourire jusqu'au bout et que j'eux encore quelques éclats de rire jusqu'au bout, ou presque. L'auteur a su innover et faire preuve d'imagination sans cesse renouvelée. Et ça, c'est agréable à lire.

En peu de mots, l'histoire est simplement celle d'un petit vieux qui ne veux pas fêter son anniversaire dans sa maison de retraite et qui s'évade donc simplement. Mais c'est également toute l'histoire de sa vie avant qu'il n'arrive dans sa maison de retraite perdu. Une histoire qui sillonne le monde et le vingtième siècle, avec tout ce qu'on peut imaginer de personnalité sur le parcours.

Ce livre a l'avantage de ne pas chercher le moins du monde à tomber dans le réalisme et explose tout les cadres conventionnels d'un héros et de son épopée. Ici rien n'est normale et le héros cherche juste, la plupart du temps, à picoler un verre, à manger comme un roi et ne pas entendre parler de politique. D'autre part, ce héros très peu bavard (enfin, qui ne parle pas tellement dans le livre) est presque un anti-héros par certains côtés, mais il reste un personnage haut en couleur qu'on adore suivre. Moteur de l'action mais également de l'humour.
Ce livre se lit comme une petite douceur au milieu d'autres styles. Une bonne aventure pleine d'humour et de références, qu'on déguste tranquillement tandis que le personnage nous fait parcourir le monde et les époques, sans jamais se calmer. C'est jouissif et agréable à lire d'un bout à l'autre.

Pour une fois, je suis d'accord avec un best-seller d'humour, et croyez bien que c'est assez rare chez moi, mais ce livre tape juste et bien, avec un humour excellent qui perdure tout le long d'une intrigue foisonnante d'inventivité. Un bon roman, qui m'a beaucoup plu et qui m'a agréablement surpris. J'ai hate de retrouver un roman humoristique de ce niveau là. Je vous le recommande hautement, pour passer un agréable moment.

(Chronique n°240)

mardi 3 mars 2015

Les quatre vies du saule (Shan Sa)

Je l'ai vu, j'ai craqué et je n'ai pas pu résister non plus à sa lecture rapide (presque immédiate d'ailleurs). Un Shan Sa. C'est comme une mignardise, une douceur, une sucrerie après un repas trop lourd. C'est une bouffée d'air frais, une oxygénation de tout le cerveau par son style et sa fraicheur. Je me suis laissé tenter à rentrer dans l'orient encore une fois, et je crois que j'ai bien fait au final. Et encore une fois, c'est tellement vite lu ...


Résumé en trois mots : Histoire, Amour et Chine

Shan Sa est décidément une conteuse de la Chine. Chacune de ses histoires nous raconte la Chine, celle historique et antique, celle rêvée et réelle, celle vécue et celle fantasmé. C'est également une vraie conteuse de l'écrit car j'ai rarement vu quelqu'un qui avait, autant qu'elle, une voix de conte dans son écriture.
Lire du Shan Sa, c'est clairement dépaysant. C'est l'orient qu'elle nous raconte, encore une fois, la Chine éternelle mais aussi celle de Mao et de la révolution culturelle. Une Chine en plusieurs teintes.

Ce livre est vraiment déroutant et je ne sais pas comment le prendre. L'histoire est découpée en quatre grande partie et je trouvais ça curieux, car j'ai eu du mal à saisir l'articulation entre les différentes parties. Même si je comprenais (enfin, je pense) la façon dont se retrouve les personnages principaux, je ne suis pas certain d'avoir compris toutes les tournures d'histoire et les liens qui les unissent au travers des différentes époques.
Cette histoire est celle d'un homme et d'une femme au travers de plusieurs époques, d'un couple qui se cherche sans qu'on ne sache très bien pourquoi et comment, ni quels sont leurs liens et leurs volontés. C'est très ambiguë et très sombre.
Mais ce que j'ai adoré, c'est la façon dont les personnages traversent les époques et marquent le contraste entre la Chine médiévale et celle de Mao ou de la révolution culturelle, la façon dont tout cela change le pays. Je m'intéresse de plus en plus à l'histoire chinoise, et je dois bien dire que c'est prenant comme roman à ce niveau là.

Je confesse que si le style est toujours aussi bon et souvent très poétique ou évocateur (le premier chapitre est un régal de concision et de clarté) j'ai ressenti une légère faiblesse dans les chapitres, souvent au début. Un léger coup de mou avant de repartir d'attaque et de m'entrainer pour ne plus me lâcher jusqu'au final. Qui dénote sur l'ensemble et conclue d'une façon très ouverte.

Un drôle de roman, que je ne conseillerai pas spécialement à la lecture si vous n'avez pas lu de Shan Sa auparavant, où si vous ne vous intéressez que très peu à la Chine. C'est un roman qui entraine et qui demande de se laisser porter par son style très étonnant. Une histoire déroutante et que je ne suis pas sur d'avoir tout à fait compris, mais qu'importe. C'est pour la beauté du texte et l'envoutement qui s'en dégage que je l'ai lu, et j'y ai trouvé mon compte. La poésie et la cruauté se partagent le terrain, mais c'est toujours magnifique. Bref, j'ai bien aimé.

(Chronique n°239)

dimanche 1 mars 2015

Morwenna (Jo Walton)

Ca faisait plusieurs critiques élogieuses que j'avais lu sur ce roman, et j'avais même vu qu'un challenge en était sorti au final. Avouez qu'il y a de quoi piquer la curiosité de toute personne normalement constituée dans le milieu de la littérature. Je me tarais donc, et le voir en rayon d'occasion m'a fait craquer, je me suis décidé et je l'ai lu dans la foulée de L'océan au bout du chemin, pour un motif parfaitement abstrait : je voulais lire à nouveau un livre en grand format et pas seulement des livres de poches. Bref, il m'est passé très vite dans les mains, et avec les transports en communs il en est sorti bien vite également.


Résumé en trois mots : Science-fiction, Littérature et Enfance

Un drôle de livre, que je pourrais difficilement classer dans la catégorie de ceux que je n'ai pas aimé tout en ayant du mal à dire que je l'ai apprécié. C'est un entre-deux plutôt difficile à décrire que celui où je place ce roman.

L'histoire m'a surpris par son angle d'approche. C'est l'histoire d'une petite fille dont la soeur jumelle est morte et qui part vivre dans un pensionnat où son père l'envoie. Elle voit des fées et lit de la science-fiction, tout en ayant une mère qui lui en veux, qui lui en veux terriblement.
Cette histoire est très originale dans sa façon de mêler les genres. Alors qu'elle est purement de fantasy, elle contient beaucoup de science-fiction. Dans la littérature, puisque la jeune fille est une grande consommatrice de science-fiction, elle lit plus d'un livre par jour (ah, il y a de quoi fantasmer, je l'avoue).

Cette histoire est curieusement très différente de ce à quoi on pourrait s'attendre, puisqu'elle mélange allègrement tout les thèmes en permanence sans jamais s'arrêter sur un seul. A la fois récit d'une fille avec son père, d'une adolescente dans un lycée privé, d'une fervente lectrice, d'une fille voyant des fées et touchant à la magie, d'une jeune fille découvrant l'amour. Un peu tout à la fois, mais sans jamais s'arrêter vraiment sur un sujet. C'est une force qui fait qu'on ne peut pas s'ennuyer sur un sujet, mais à la fois qui frustre un peu puisqu'aucun ne sera véritablement développé au final.

Et c'est là où le bat blesse pour moi : j'ai du attendre la fin pour comprendre quelle histoire l'auteur essayait vraiment de me raconter. Je ne comprenais pas avant cela où il essayait exactement de nous entrainer, et les possibilités étaient nombreuses de développement subsidiaires. Au final l'histoire est complète et bien développé, mais j'ai été frustré de toutes les possibilités qui ne sont pas exploités et du fait que beaucoup est perdu dans le fil de l'histoire pour arriver jusqu'à la fin. Je ne crache pas sur tout le développement que cela apporte à l'héroïne (personnage très intéressant au final) mais qui m'a brouillé l'histoire principale, que j'avoue avoir clairement perdue de vue à un instant.
Pour le reste, le style est bon quoique pas spécialement notable, c'est plaisant à lire mais je ne lui ai pas trouvé un charme indéniable. Peut-être est-ce du à la traduction, mais je ne lui ai pas noté une qualité indéniable.


En bref, c'est un roman qui n'est pas déplaisant et qui ne m'a pas déplu, c'est certain, mais je ne l'ai pas apprécié autant que je l'aurais voulu. Il manque quelque chose pour que ça me plaise complètement, et je n'arrive pas à mettre exactement le doigt dessus. C'est une légère frustration que j'ai ressenti à la fin de ma lecture, mais au final c'est une lecture que je ne juge pas indispensable ni inoubliable. Je l'ai lu et je ne le regrette pas, mais je vais maintenant passer à autre chose sans trop de scrupules. Dommage pour moi.

(Chronique n°238)