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mercredi 29 avril 2015

Rendez-vous avec Rama (Arthur C. Clarke)

Le dernier lu de ma fantastique PAL qui grossit plus vite que je ne peux la descendre, malgré mes efforts. Heureusement, je peux compter sur certains auteurs que je connais assez bien a présent pour aller un peu plus vite dans mes lectures. Et c'est le cas de ce Arthur C. Clarke, que j'affectionne tellement et que j'ai eu le plaisir de retrouver pour un livre de hard science-fiction, un nouveau petit livre qui m'a fait planer dans l'espace.


Résumé en trois mots : Espace, Vaisseaux et Exploration

C'est un opus très différent de ce que j'avais déjà lu de Arthur C. Clarke, bien que dans le fond il y ai les mêmes bases que dans l'univers de 2001, l'odyssée de l'espace. Entre autre, les planètes colonisés (sauf Venus), les vaisseaux a puissance plus grande que ce qu'on connait actuellement, ou les différentes spécialisations des humains dans l'univers.

Comme à chaque fois, dans l'univers de Arthur C. Clarke, les informations techniques sont légions et parsèment le livre sans pour autant être envahissantes ou centrales. Ce sont toujours des supports de l'histoire, ce qui est parfait car l'assimilation se fait sans la moindre difficulté. Personnellement je suis toujours autant fan de ces explications scientifiques qui sont générées en permanence, tout en ajoutant de la crédibilité à l'ensemble. D'autre part cela renforce aussi le potentiel d'accroche du livre, entre autre lorsque les ressorts scénaristiques reposent dessus.

Ce livre est prenant, d'un bout à l'autre, même si on peut se sentir au final un peu frustré devant la fin, que j'ai adoré pour son ouverture. Tout est laissé aux interprétations les plus diverses et aux spéculations de la part des lecteurs. C'est d'autant plus ouvert à l'imagination, du coup.
Mais c'est encore une fois une question d'ambiance, que Arthur C. Clarke pose superbement bien. L'espace immense, le vide et le froid, le silence, la chaleur et l'immensité, tout est là pour nous mettre dans cette ambiance proprement époustouflante de la SF, et je reste toujours béat devant ces descriptions de voyage dans le vide sidéral.

Un livre magnifique et superbe, donc, avec une histoire prenante sous forme de grande interrogation à laquelle la réponse n'est pas clairement posée. Un livre qui nous entraine encore dans cet espace immense et vide, avec toutes les questions, tout les problèmes et tout ce qui peut exister dans cet univers. Une lecture plaisante et dépaysante, que je serais ravi de prolonger dans les tomes suivants.

(Chronique n°266)

lundi 19 janvier 2015

Les enfants d'Icare (Arthur C. Clarke)

J'aime bien la façon dont les éditions Milady (branche de l'éditeur Bragelonne) font leurs livres, dans un format un poil différent avec des couvertures qui accrochent (sauf dans le cas de Sorceleur où je pense qu'ils se foutent de la gueule du client). J'ai pris ce livre pour continuer dans la voie des lectures de ces auteurs de Science-fiction cultes, indispensable, excellents et reconnus. C'est pourquoi mes lectures furent riches de Bradbury, Asimov, Clarke et Dick ces derniers temps (il me reste les Frank Herbert à explorer). Et celui-ci me faisait de l'œil via ses critiques élogieuses. Je me le suis offert et à l'occasion d'une très longue après-midi, je me le suis fini presque intégralement. Je pense que vous comprenez l'idée.


Résumé en trois mots : Extra-terrestre, Humanité et Divinités


Il me semble que je l'ai déjà dit, mais c'est assez amusant comme chacun de ces quatre auteurs cultes à sa patte. Isaac Asimov est très philosophique et carré. Philippe K. Dick est dérangeant et déroutant. Ray Bradburry est poétique et philosophique. Arthur C. Clarke est scientifique et beau.
Ce roman me confirme que Arthur C. Clarke sait écrire d'une façon belle et surprenante, avec ce qu'il faut de scientifique dedans pour que l'on en apprenne toujours un peu. Ici, c'est largement passé au second plan par rapport au reste, mais c'est tout de même présent. Ce roman est surtout centré sur la question de l'homme, de l'humanité, de sa place dans l'univers et de son but.
En le lisant, je me posais de plus en plus la question du but du roman, entre la façon dont les extra-terrestres maintenaient une présence dominatrice sur la Terre et l'évolution de la psychologie humaine à leurs propos. C'est pourquoi j'ai été surpris par le tournant que prend le livre tout à coup, avec cette explication à laquelle je ne m'attendais pas (mais qui rejoint en un sens ce qui avait déjà été mis dans 2001, l'odysséede l'espace) mais qui se paye en sus le luxe d'être extraordinairement belle, avec une touche merveilleuse qui m'a complètement surpris. C'est, progressivement, de plus en plus beau jusqu'à un final qui n'a pas été sans me rappeler la larme que j'avais presque à la fin de Chantsde la Terre lointaine. Arthur C. Clarke m'a hypnotisé d'un bout à l'autre du livre et m'a laissé un merveilleux goût en bouche, avec cette douceur et cette beauté.
Le roman en lui-même est un petit bijou, l'histoire étant intrigante, les personnages passant sans qu'on ne soit liés complètement à l'un ou l'autre, les chapitres s'enchainant sans qu'on ne puisse deviner vers où ils tendent, et cette fin en apothéose qui vient conclure le tout, c'est proprement magnifique. Le genre de roman qu'on aimerai presque relire pour retrouver ce goût en bouche, mais qui ne laissera plus la même saveur. Je le relirai avec plaisir, mais ce ne sera plus pareil, et c'est presque triste. Mais la beauté est éphémère. Ce livre sait nous le rappeler.

Du comme ça, j'en redemanderais volontiers ! Un livre très surprenant et qui m'a laissé complètement pantois, avec une beauté inhérente à l'auteur et qui m'a plu, au-delà des mots. Ce genre de science-fiction, c'est de l'or en barre. J'en redemanderais, entre les précisions scientifiques apportées par petites touches et l'histoire qui sait se dérouler de surprises en surprises jusqu'au final étonnant, c'est une réussite incontestable. Je ne sais pas si je suis face au meilleur de Clarke, mais c'est un excellent roman assurément, et que je ne peux que vous recommander chaudement. Cet auteur me plait, j'ai hâte de lire la suite.

(Chronique n°220)

lundi 14 avril 2014

2061, odyssée trois (Arthur C. Clarke)

Troisième livre de cette quadrilogie, également très court, que je me suis laissé aller à lire pour diminuer cette PAL qui ne me semble jamais vouloir se finir (en même temps je l'alimente trop). Nous retournons donc dans l'espace, dérivant vers les alentours de Jupiter et de son système, mais d'une façon très différente que ce que nous avions auparavant. De l'eau à coulé sous les pont, 51 ans sont passés depuis la dernière fois.


Résumé en trois mots : Jupiter, Espace et Extra-terrestre

Disons le tout de suite, j'ai été largement moins séduit par ce livre que par les autres volumes de la même série. L'histoire de ce volume est largement plus éparpillée et au final ne se centre pas sur grand chose. Je sentais au milieu du livre qu'on aurait le droit à quelque chose de trop rapide, et ce fut le cas. Beaucoup de questions, peu de réponses, peu de nouveautés par rapport au dernier tome ... C'est comme un redémarrage, mais je crois en mon for intérieur qu'il aurait mieux valu que je m'arrête au tome deux. Celui-ci n'apporte rien de plus, fondamentalement, et il ne s'y passe pas grand chose.

Le style de l'auteur est toujours plaisant à lire, et j'ai bien aimé apprendre certaines choses à propos de la comète de Halley, mais le livre en lui-même ne se justifie pas. Il manque quelque chose, comme si tout cela préparait la suite, et c'est l'impression que j'ai eu avec la dernière page. C'est une sorte d'introduction au dernier livre de la série (que j'hésite à lire maintenant). La découverte des premiers tomes s'est dissipée et je trouve dommage qu'on ai pas une histoire qui se centre plus sur quelqu'un ou quelque chose. Là, la dispersion est importante, et les pages peu nombreuses. A mon avis, c'est un coup d'épée dans l'eau pour un volume bien inférieur aux autre de la série.

Lecture pas déplaisante, mais qui m'a déçue, j'en attendais plus de la part d'un tel auteur. Cela n'enlève rien au style et aux connaissances qu'on y trouve, mais je pense que Clarke n'avais pas assez de matière pour sortir un livre complet. C'est plus de l'anecdotique qu'autre chose au sein de la série. Bref, je ne peux que vous conseiller d'éviter ce tome et d'en rester aux deux premiers de la série, bien au-dessus.

(Chronique n°167)

jeudi 13 mars 2014

2010 Odysée deux (Arthur C. Clarke)

Roh, ces maitres de la science-fiction ... Quand on y pense, ce livre date de 1968. 1968 ! Plus de quarante ans aujourd'hui, vous rendez-vous compte ? Et pourtant, il n'est toujours pas passé de mode ! Incroyable, quand on y songe. Une suite à 2001 l'odyssée de l'espace, il fallait oser le faire. Le livre/film avait déjà donné beaucoup, la seconde partie allait-elle être à la hauteur de l'attente ? C'est ce genre de question que je me suis posé en commençant le livre. Les questions que j'avais en le finissant étaient plutôt d'ordre astrophysique. D'ailleurs, problème : comment obtenir les réponses maintenant ?

Résumé en trois mots : Espace, Jupiter et Extraterrestre

Le livre est sensiblement plus gros que 2001 et s'ouvre neuf ans exactement après la fameuse expédition de HAL et Dave dans la navette Discovery. Cette fois-ci, nous trouvons une autre brochette de personnages qui retournent ensemble vers Jupiter, dans l'optique double de comprendre les événements survenus neuf ans auparavant, ainsi que récupérer les informations de la navette Discovery, toujours en orbite autour d'Io. Et peut-être aussi retrouver HAL ...

Ce que j'ai adoré, encore une fois, c'est tout le côté scientifique de l’œuvre. Clarke nous balade dans l'immensité de l'espace et nous plonge dans les arcanes de Jupiter, planète gazeuse à la vie palpitante, ainsi que dans ses satellites, lieux de tant de mystères et également d'activité. Du coup, le livre explore une bonne partie de cet endroit de notre système solaire. C'est palpitant, et j'ai été émerveillé d'apprendre tant de choses, de voir tout ce qui est possible. L'univers est tellement riche de choses, tellement rempli de secrets ... Cela dit, le livre date de 1968, quid de l'actualité récente ? J'aimerai bien savoir ...

L'histoire se développe lentement, partant tranquillement de la Terre, prenant le temps de voyager jusqu'à Jupiter pour ensuite se pencher sur bien des choses. Nous nous baladerons aux clair d'Io, patinerons sur les glaces de Ganymède. Le tout assaisonné de petits moments entre membres d'équipages, de moments privés. Un excellent mélange qui nous permet de ne jamais nous ennuyer entre toutes les informations diffusés.

En bref, un excellent mélange pour le second livre de cette saga. Clarke m'a enchanté entre ses passages dans l'espace, toutes les informations et l'histoire simple mais efficace qui bascule progressivement. Les questions sans réponses dans 2001 l'odyssée de l'espace reçoivent une réponse ici, mais bien d'autres choses arrivent, et laissent au final la place pour une suite que j'ai envie de lire. Sans parler de tout ce qui rend le livre génial, notamment le style d'écriture qui reste une merveille. Un auteur de génie, c'est sur ! Et un livre que je recommande.

(Chronique n°151)

dimanche 5 janvier 2014

Chants de la Terre lointaine (Arthur C. Clarke)

J'ai vu ce livre et je l'ai aussitôt acheté pour la bonne raison que mon artiste musicien préféré, Mike Oldfield, a composé un de ses plus beaux albums avec ce livre (ou la nouvelle de base du livre, je ne suis plus exactement certain). C'est pour cette unique raison que je me suis précipité sur l'ouvrage, même si je dois avouer que le nom de Arthur C. Clarke joue aussi beaucoup. Pour écouter l'album, cliquez ici.


Résumé en trois mots : Espace, Vaisseau et Mer

Ce livre est beau. Aussi beau que son titre, c'est vrai. Arthur C. Clarke a fait là un superbe livre, partant d'une histoire simple et l'enrichissant progressivement d'ajouts, une romance, une histoire de cœur, une histoire de mer, un peu de politique, de considération sur plusieurs choses ... Ce n'est jamais extrèmement profond, mais c'est toujours apaisant, rafraichissant, comme l'ondée qui nimbe les pages et cerne ses habitants.

Le style de l'histoire est bon, découpé en tout petits chapitres, chacun exploitant d'autres personnages, une autre histoire, d'autres petits points de vue. On mélange l'espace, la terre, la mer, les sentiments, la découverte, la science. Tout se mêle, et c'est uniquement à la fin que l'on comprendra la couverture, le titre et tout le sens qu'il y a derrière ces deux là. Le tour de force est habile, et la lecture est plaisante et fluide, elle se fait d'un bout à l'autre sans qu'on réfléchisse. Qu'est-ce que j'ai aimé le lire. Et lié à la musique de Oldfield, c'est un enchantement à lire. Pas le plus prenant, pas le plus documenté, pas le plus inventif, mais simplement l'un des plus beaux. Et quelle fin ....

Excellent roman, les Chants de la Terre lointaine m'ont entrainés dans leurs mélodies, et Arthur C. Clarke m'a charmé par son propos, sa façon de mettre en scène très humaine et sa vision de la science-fiction personnelle, mais si belle. J'ai adoré le livre, tout simplement, et je le range dans le haut du panier de ma bibliothèque de science-fiction. La lecture est vraiment recommandée.

(Chronique n°117)

dimanche 10 mars 2013

2001, l'odyssée de l'espace (Arthur C. Clarke)

Lorsque je vous dis : CARL, Dave, Franck, le monolithe, un vaisseau qui dérive sur Le beau Danube bleu, vous me répondez ?

2001 l'odyssée de l'espace, bien évidemment ! Le fameux chef-d’œuvre de Stanley Kubrick, un des films les plus dur à comprendre que j'ai jamais vu et que j'ai adoré ! Et comme tout les films de Kubrick, il a tiré l'histoire de base d'un livre qu'il avait lu, pour en tirer un film n'ayant que des rapports lointain avec l'ouvrage de base. Une façon de faire des films personnels, inspiré par les autres. Personnellement j'adule ce génie du cinéma.
Et coup de bol monstrueux, une amie me propose de lire un livre de C. Clarke qu'elle à fini dernièrement. Évidemment mon sang ne fait qu'un tour et le "oui" est dit avant même que je réalise la pile de livres en retard sur ma table de nuit. Heureusement pour moi, il est très court et se lit en moins d'une après-midi.
Et c'est ce que je viens de faire, finissant le livre en une traite quasiment, pris par le roman de façon totale, oubliant tout, le repas brulant derrière tandis que je dérivais tranquillement vers Saturne, mangeant tandis que Carl commençait à dérailler (vous savez comme c'est galère de lire en mangeant ? Pour un peu j'aurais dû laisser le repas, histoire de finir tranquillement). Et heureusement pour moi, j'ai eu le temps de finir tranquillement, savourant le trajet jusqu'au bout, et je me suis ruée sur le clavier pour faire une chronique toute fraiche. Il n'y a pas à dire, la science-fiction c'est décidément une chose superbement belle et intéressante.


Résumé en trois mots : Espace, Fusée et Jupiter

Je pensais être tout au long de ma chronique détaché du film qui en à été tiré,, mais là je dois bien dire que les deux œuvres sont totalement complémentaires entre elles. En fait, le livre à été écrit durant le tournage du film, conjointement et en mélangeant les deux. Par exemple des scènes du films sont directement retranscrites dans l'ouvrage. Il y a une imbrication entre les deux très forte.

Arthur C. Clarke, notre écrivaillon, est un écrivain anglais mais qui vécu longtemps au Sri Lanka. Il est né en 1917 et mort en 2008, sans avoir vu la première expédition vers Mars (qui aura peut-être enfin lieu un jour ....). Il est un des auteurs majeurs de la science-fiction (comme Asimov ou Philip K. Dick), et à écrit pas mal de perle, son plus connu restant encore celui-ci je pense. D'ailleurs je voudrais bien en lire une autre qui à inspiré un CD de Mike Oldfield. Comme quoi, la littérature c'est un vecteur d'inspiration !

L'histoire commence pareil dans le livre et le film : les hommes-singes en Afrique. Et un monolithe (noir dans le film mais transparent/blanc dans le livre, je ne sais pas pourquoi) qui va les changer, leur donnant l'intelligence/la conscience/la science. L'homme va fabriquer son premier outil. Là, nous avons droit à une séquence ô combien superbe dans le film où le premier usage du premier outil est de tuer. Superbe. Dans le livre c'est pas mal différent, et un peu plus étalé (en fait l'ensemble du livre est fait de scène plus étendues). C'est à la fois une bonne et une mauvaise chose je dirais. On perd énormément du charme du film, notamment sur les plans muet ou les parallèles entre les deux astronautes. Là, je dois dire que les plans du film jouaient énormément, alors que dans le livre c'est beaucoup moins accentué. De même, CARL est largement moins important et la perte de la voix monocorde et angoissante du film joue beaucoup sur l'impact je trouve. On est beaucoup moins sur la peur qu'il inspire. Et d'ailleurs la partie où il doit contrer CARL fait très action-américain, alors que le film était beaucoup plus subtil.
Ensuite, je dois bien avouer quelque chose : c'est vraiment tout bête, mais j'ai trouvé que le film était largement moins explicite que le livre, sur tout. On ne voit pas par les yeux des personnages, il n'y a pas de descriptions, pas de clés de compréhension, pas d'évidence. En regardant le film, je ne pensais pas que la stèle émanait d'extra-terrestre (et je ne le pense toujours pas). Alors que dans le livre, beaucoup moins de possibilités sont offertes au lecteur. J'ai trouvé ça très dommage, on perd pas mal au plan de l'interprétation libre. Et la fin est largement décevante par rapport à ce qu'on admire dans le film. Là où une grande métaphore se mettait en place durant un superbe plan sans parole, la fin est très bavarde et sans grand intérêt je trouve. On perd beaucoup, et l'angoisse qu'on ressentait avant se dissipe. J'ai un peu décroché, je l'avoue.

Mais à côté de ça, je dois dire que j'ai dévoré le livre d'une façon énorme. La beauté des passages dans l'espace, toutes les informations qu'on apprends sur les planètes, l'espace et les corps célestes, on est transporté dans le vide et l'énormité de l'espace. J'ai été à fond dedans durant la grosse moitié centrale du livre, avant la dernière partie. J'entendais presque la musique qui passait dans le vaisseau (pour info, du Marillion avec ce livre ça passe tout seul !), et j'ai plongé littéralement avec eux dans les sorties de l'espace. Je ne vais pas dire que je me retenais de respirer, mais bon, c'était vraiment prenant.
Et puis la fin ... Qui m'a déçu. Trop de révélations, pas assez de choix laissé au lecteur, des idées un peu confuses, un sentiment de frustration par rapport au film, comme si le propos n'était absolument pas le même dans le fond.

En fait, je crois bien que c'est la grosse différence entre les deux supports de l’œuvre : Kubrick à fait un film sur l'humain, ses capacités, son évolution et ses facultés. Arthur C. Clarke a fait un roman de science-fiction sur le développement des humains via les martiens, et sur l'exploration de l'espace avec pas mal d'explications scientifiques. Du coup, l’œuvre adaptée est fonction de ce que vous attendez de celle-ci. Personnellement j'ai aimé les deux, avec une petite préférence pour le film, mais les deux sont excellents. Mon avis est bien évidemment subjectif.


En conclusion, c'est un excellent ouvrage, un beau pilier de la science-fiction certes, mais qui est à mon avis indissociable de l’œuvre cinématographique éponyme. A la fois complémentaire et très différents, ils sont les deux intéressants. Même si j'ai préféré le film, j'ai trouvé le livre extraordinaire et parfaitement clair. Très court (200 pages), il se lit très vite, découpé en petit chapitres très courts. Les parties sont vraiment bien faites, on en ressort émerveillé, peut-être aussi rassuré sur l'espèce humaine (l'inverse du film en fait). Et quel beauté dans l'espace, dans les astres et les corps célestes. C'est un vrai dépaysement, un complètement en dehors du monde. Le vide spatiale attend, il est prêt à nous happer. Venez avec, vous ne serez pas déçu, mais méfiez-vous de l'apesanteur.

(Chronique n°21)


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