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mardi 5 mai 2015

Zombies (Bret Easton Ellis)

Premier livre que j'ai lu de cet auteur, mais seulement deuxième posté car j'avais oublié d'en faire la chronique, et que j'ai redécouvert cela en réaménageant un peu le blog, sur lequel j'ai acquis un retard certain. Et voila que je chronique ce livre, mais je vous préviens, ça ne vas pas être tendre. C'est le premier livre que j'ai lu de l'auteur, certes, mais si vous lisez l'autre critique vous comprendrez vite que j'ai eu beaucoup de mal avec lui. Alors qu'en est-il du premier ? Je pense que vous vous en doutez.


Résumé en trois mots : Ennui, Riches et Violence

Encore une fois Bret Easton Ellis nous a pondu quelque chose sur les sujets qu'il maitrise bien. L'ennui profonde de la classe huppée américaine. Et ... Ben, en clair, j'ai pas vraiment compris le livre jusqu'à la fin. Le problème étant que les personnages sont noyés dans une masse d'autres jeunes gens en permanence, et du coup je n'ai pas compris avant les dernières nouvelles que je lisais un recueil de nouvelles ! C'est dire si je passais à côté du livre.

Ellis a un style d'écriture plutôt bon et agréable, sans aller jusqu'à le qualifier de génial. Mais le problème, c'est véritablement le sujet. Un tel ennui, je n'avais jamais lu. Le livre transpire l'ennui et le vide de la vie des protagonistes, et encore une fois, j'ai trouvé ça inintéressant. A part le moment avec les vampires, je n'ai eu que peu d'intérêt et j'avais plus d'une fois des fortes envies de prendre un Kalashnikov pour descendre les protagonistes. Insupportables !

Encore une fois, je ne sais trop qu'en penser. Selon moi, c'est un livre intéressant mais qui ne m'intéresse pas du tout. En tant que tel, l'objectif est atteint, l'ennui dégagé est palpable et c'est là tout le drame. Car l'ennui est dégagée à la lecture également. Alors faut-il lire un livre dont le but est de vous montrer l'ennui ? Je ne sais pas trop, mais ça ne m'intéresse que très peu, pour ma part. J'aimerai plutôt pouvoir me consacrer à des lectures plus enrichissante, un peu l'inverse de celle-ci en somme. Alors je vais encore tenter les deux livres de l'auteur qu'il me reste, mais je ne pense pas avoir la force d'aller plus loin. Deux tentatives qui se soldent par des échecs, je vais bien voir avec son fameux American Psycho, mais pour le reste, je passerai allègrement.

(Chronique n°269)

samedi 31 janvier 2015

Moins que zéro (Bret Easton Ellis)

Deuxième livre de cet auteur, il va falloir que je m'accroche sérieusement pour pouvoir continuer à le lire, celui-là. Les raisons sont multiples, et je dirais même qu'il s'agit d'un des auteurs pour lequel je m'accroche le plus. Je tente encore le célèbre American Psycho, mais je pense que je vais bientôt arrêter les efforts entrepris envers cet auteur. Un génie selon une bonne partie des critiques (et même selon Frederic Beigbeder), mais que j'ai du mal à apprécier à sa juste valeur. Ou alors ne suis-je pas du tout le bon public de ce genre de littérature.


Résumé en trois mots : Los Angeles, Jeunesse et Ennui

Ennui serait le terme qui définirait le mieux le livre et mon ressenti par rapport au livre. Et en même temps, je comprends que c'est exactement le but du livre. D'où un problème, qui est pour moi un peu dur à bien décomposer.

Le principal problème de ce livre, c'est qu'il ne s'y passe rien. Mais vraiment rien du tout, c'est l'ennui total, le vide absolu. Les personnages s'emmerdent et se font chier entre deux moments où rien ne se passe. Et le lecteur s'emmerde avec. Alors certes, je vois parfaitement derrière tout ça la critique de cette jeunesse dorée et riche qui ne sait plus quoi faire de sa vie, je comprends parfaitement le principe qui est développé, du stade de rien à celui de néant, et j'ai aussi noté l'escalade progressive du roman jusqu'au pétard mouillé final. Et oui, c'est bien fait, on ressent vraiment ce qu'ils doivent vivre.

Mais voila, quand je lis un livre, même si c'est une critique d'une frange de la population d'une ville des Etats-Unis, je m'attends à lire quelque chose vraiment. Et quand je m'ennuie fermement, là ça me pose problème. Et si c'est le propos du livre, je suis face à un problème : pourquoi lire un livre que je sais ennuyeux juste pour bien me rendre compte de cette sensation de vide et d'ennui ? A mes yeux, ça ne justifie pas de passer du temps dessus.

Un livre qui ne m'a pas plu, parce que si j'ai bien compris (il me semble) ce que veut l'auteur, je dois le dire tout net : je me suis fait chier. Oui, c'est bien le propos du livre, de vous montrer ce que c'est que de s'ennuyer, et en un sens j'ai été sensible à ce propos, mais ce n'est pas ce que je recherche lorsque je lis un livre, et ce sera donc pour moi une lecture qui me laisse une mauvaise impression. L'auteur n'a pas réussi à m'accrocher en deux livres, je sens que le troisième sera celui qui me fera basculer entre un oui timide ou un non définitif.

(Chronique n°225)