Affichage des articles dont le libellé est Daniel Pennac. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Daniel Pennac. Afficher tous les articles

lundi 2 février 2015

Au fruits de la passion (Daniel Pennac)

Dernier roman sorti de la saga Malaussène, voici les Fruits de la passion qui clôturent l'ensemble de la série. Sixième et dernier tome, j'aurais mis plus de temps à le lire principalement parce que je ne l'avais pas trouvé avant. Lorsque je l'ai eu en main, il est passé immédiatement par la case achat et je l'ai lu en moins de deux jours ensuite, en l'intercalant dans tout les moments possible de ma journée. Cet auteur m'enchante vraiment, et je suis toujours aussi fan de cette saga. Alors, qu'en est-il de cette conclusion ?

Résumé en trois mots : Mariage, Amour et Enfants

Comme d'habitude, nous avons le même cadre et les mêmes protagonistes (sauf ceux qui meurent dans chaque autre livres), et c'est reparti pour une intrigue d'embrouilles où  notre pauvre Benjamin Malaussène se retrouve au centre sans l'avoir demandé, comme d'habitude ... Enfin, presque, puisque cette fois-ci quelques changements interviennent, et pour une fois ce n'est pas Benjamin qui est le plus visé. En même temps, pour une fois qu'il y a un mariage, et ce n'est même pas le sien !

Pour une fois, j'ai trouvé l'histoire plutôt simple et presque expédiée. Je m'attendais à un peu plus, mais le temps de vraiment voir toutes les personnes auxquelles on était habituée et le temps que les diverses actions se mettent en place, il ne reste plus grand chose du roman. C'est dommage, je pensais que la fin serait un peu plus à la hauteur du reste de la saga. On y trouve encore l'humour de la saga, la fameuse famille qui me plait toujours autant et m'amuse encore énormément, et plusieurs petits détails intéressants, mais dans l'ensemble j'ai eu moins de plaisir à lire ce livre-ci que les autres tomes de la saga. Trop court et un peu trop simple, ce dernier tome est le tome qui me laisse sur ma faim. Dommage.

Sans le déconseiller, je ne juge pas ce tome indispensable à la saga et je ne vous conseille pas ce tome, sauf inconditionnel jusqu'au bout de la saga Malaussène. Un opus qui n'est pas de trop, qui conserve beaucoup de charme, mais qui ne m'a pas retenu plus que ça. Je vais passer facilement à autre chose.

(Chronique n°226)

mardi 25 février 2014

Des chrétiens et des maures (Daniel Pennac)

Après avoir fini Monsieur Malaussène, j'ai enchainé directement là-dessus sans même réfléchir. Après tout, c'est un livre tellement petit et court (moins de 100 pages) que je n'ai pas résisté. Et effectivement, la lecture fut très rapide. Alors, que puis-je en dire sans trop dévoiler et sans m'étendre plus que son contenu ?


Résumé en trois mots : Blessé, Amour et Naissance

Le livre est amusant en un sens, puisqu'il constitue un cross-over avec l'univers d'un autre écrivain. C'est d'ailleurs dommage que je n'ai pas lu cet auteur, parce que beaucoup de références m'ont échappées du coup.

Pour le reste, c'est du pur jus. L'histoire va nous raconter la naissance du Petit, l'avant-dernier de la fratrie Malaussène. L'histoire est amusante, et je l'ai lu jusqu'au bout avec un sourire et un intérêt pour savoir comment l'histoire se finira, mais je regrette juste qu'elle soit aussi courte. Plutôt qu'une histoire, c'est presque une nouvelle dans l'univers de Malaussène, qu'on peut lire presque indépendamment, quand on le souhaite, tant l'histoire est plus pour information que véritablement indispensable dans la saga.

Sans être un livre fondamentalement indispensable, c'est un bon petit -très petit- opus de la saga Malaussène, qui nous informe un peu plus sur cette famille complètement déjantée que nous suivons depuis déjà 4 tomes. En soi, le livre est inintéressant et trop court, mais dans l'ensemble de la saga il fait une excellente pause entre les plus gros volumes. A lire dans le cadre de la saga !

(Chronique n°143) 

samedi 15 février 2014

Monsieur Malaussène (Daniel Pennac)

Je me suis dit, après avoir fini La petite marchande de prose que je devrais me centrer plus sur le challenge. Et en parlant avec un ami, professeur de retraite, de cette saga, je l'entend me dire "Tu verra, Monsieur Malaussène c'est pas le plus mauvais de la série." Comment voulez-vous réussir à résister à ça ? Personnellement je n'ai pas pu, et me voila en train de lire le dernier tome de cette série que je possède. Et de le finir rapidement aussi.


Résumé en trois mots : Maternité, Images et Cinéma

Ce livre est le plus long de la saga Malaussène, enfin de ceux que j'ai lu, et il n'est pas le plus mauvais, mais je ne dirais pas non plus le meilleur. Entre les deux en fait. Pour plusieurs raisons, tout comme elles sont plusieurs en faveur de ce quatrième tome.

Pour commencer, j'attaquerai les points que j'ai jugé plus négatif, et je dirais notamment qu'il manque un petit quelque chose à ce livre : l'humour. On a nettement moins d'humour que dans les autres volumes, les sujets abordés sont très sérieux (comme pour les autres en fait) mais c'est fait beaucoup moins légèrement. Il y a bien entendu des bons moments de rire, mais dans l'ensemble c'est un livre plus sérieux que drôle, et j'ai trouvé ça dommage. Ensuite, le roman part dans de nombreuses directions qui se rejoignent, mais du coup on suit moins souvent le personnage de Benjamin Malaussène, alors qu'il est quand même le principal personnage. C'est dommage, j'ai trouvé qu'on avait trop d'intrigues secondaires aussi importantes que son histoire à lui. La famille Malaussène n'est plus tellement au centre. Le dernier détail que je reprocherais, c'est le sujet général, qui est centré autour de l'image et des films. C'est pas inintéressant, mais j'ai beaucoup moins d'intérêt que pour les livres (dans le troisième volume) ou en général les autres thèmes de la saga. Une considération plus personnelle en fait.

Pour le reste, en revanche, c'est encore et toujours bon. Fourmillant d'inventivité et de bonnes idées, de personnages riches et haut en couleur, d'intrigues croisées superbes, de nouveauté et de repêchage d'anciens détails, c'est un pur bonheur à lire, dans la droite ligne de ce qui se faisait dans les autres tomes. Le livre prend même le temps d'explorer d'autres lieux que le quartier de Belleville, ce qui n'est pas inintéressant, même si c'est vraiment dans Paris que tout se noue. Bref, encore une fois un petit régal pour le lecteur.


Sans être le plus mauvais, ce n'est pas le meilleur de la saga Malaussène, mais qu'est-ce que j'ai aimé la lecture. Encore une fois on est plongé dans cette famille hors-norme, avec tout ces personnages et ces intrigues en tout sens. Un régal de lecture que j'ai suivi d'un bout à l'autre. Le ton est léger, quoiqu'un peu moins que dans les autres volumes, et c'est avec un grand plaisir qu'on retrouve ce bouc émissaire qui est là pour expier les fautes de tout le monde. Je ne peux que vous encourager à le lire, cette saga est décidément une excellente lecture.

(Chronique n°138)

mardi 11 février 2014

La petite marchande de prose (Daniel Pennac)

(Lu entre le 28 et le 29 janvier)

J'ai craqué en le voyant d'occasion et je l'ai lu (oui, en plein dans le challenge, j'ai honte de ne pas avoir résisté) le plus vite possible. Le troisième tome de la saga Malaussène, tout de même, ça ne se refuse pas ! En tout cas je n'ai pas refusé, et au final, j'ai lu le tout sans même m'arrêter, toute la journée. Ah, une journée de lecture, quelle saine occupation ...


Résumé en trois mots : Littérature, Enquête et Famille

Encore une fois, la famille Malaussène m'a happé dans ses aventures et je n'ai pas résisté. Si l'ensemble est un poil en-dessous de ce qu'était La fée carabine, peut-être du fait d'un humour moins présent et d'un fond plus grave, le reste m'a amplement séduit et m'a lié à l'ouvrage jusqu'au bout. Je n'ai pas pu décoller de ma lecture, ou presque.

Daniel Pennac a un don pour conter les aventures de cette famille peu ordinaire, qui est cette fois-ci mise plus en avant que d'habitude, Benjamin s'effaçant un poil pour laisser les autres faire, ce qui n'est de loin pas pour me déplaire, tous étant aussi intéressant. Si j'ai dis que l'humour est un peu moins présent, il n'est de loin pas absent de ce volume qui contient de véritables blagues. Le tout réhaussé par le style qui commence à me plaire, avec plusieurs phrases bien percutantes. L'ensemble est vraiment d'excellente facture.

Et comme pour le volume précédent, nous avons le droit à une histoire qui ne s'ouvre sous forme d'enquête mais qui va dans tellement de directions qu'il serait réducteur de dire qu'elle est au centre. Tout est important, les intrigues se mélangent, tout comme les personnes et les peuples dans ce quartier de Belleville. Un quartier qui donne de plus en plus envie d'y aller. Et le mélange ethnique, les arrivés et les départs, tout est intéressant.

Pour ce troisième volume de la saga Malaussène, j'ai encore ressenti cette bouffée d'air frais qui sort du livre et qui nous saute en pleine face. Le ton est encore une fois oscillant entre le sérieux (il y a des choses qui passeraient sans problème dans un polar bien noir) et un humour par petite touche qui jaillit là où l'on ne l'attend pas. Les personnages toujours aussi géniaux, les différentes histoires qui s'imbriquent, tout est en place pour un excellent roman. Je ne peux que vous en recommander la lecture. Cette saga commence définitivement à me plaire ! J'ai la suite, mais je vais essayer d'attendre un poil avant de la lire ....

(Chronique n°136)

vendredi 17 janvier 2014

La fée Carabine (Daniel Pennac)

(Lu entre le 2 janvier et le 3 janvier 2014)

Deuxième volume de la saga Malaussène, après Au bonheur des ogres, voila venir la petite fée du quartier de Belleville. J'ai trouvé la couverture très particulière (je n'aime pas le trait de Tardi), mais l'histoire avait l'air amusante, et je me suis promis de tenter un second Pennac. Du coup, ça a donné une lecture rapide (je viens de la finir), et je m'empresse de vous livrer mon avis.


Résumé en trois mots : Vieux, Drogue et Enquête

Oui, je pense avoir tenu l'essentiel du livre dans ces trois mots. Nous aurons donc le droit à un nouveau tour de manège avec la famille Malaussène au complet (bien que certains membres soient très évanescent dans l'histoire) et pour des aventures trépidantes ! Et bourré d'humour surtout. Parce que la famille Malaussène n'est pas une famille de tout repos.

Le verdict finalement aura été très bon, preuve en définitive que ce n'est pas l'auteur mais bien le livre (je vous renvois à la chronique sur Au bonheur des ogres pour plus de détails). En effet, j'ai beaucoup plus aimé ce livre que son petit frère et cette fois-ci j'ai ris franchement à la lecture. Le roman a une trame plus intéressante et mieux faite, dans l'imbrication des différentes histoires, et que dire des personnalités qui sont présentées ! Des gueules extraordinaire, depuis la famille jusqu'au petit vieux en passant par les dealers. Et dans tout ça ne manque pas le rythme qui permet de lire d'une traite ce bon petit roman, qui fleure bon le Paris des parisiens, celui qu'ils aiment et qui possède bien des facettes, mais qui est avant tout un bouillon culturel et un agréable lieu de vie. Pour un peu il donnerait envie d'habiter cette capitale.

Bref, j'ai bien fait de continuer les livres de l'auteur, puisque finalement ce livre prouve que c'était plus le roman auquel je n'accrochais pas que l'auteur. Ce deuxième opus de la saga m'a bien plu et m'a donné envie de continuer à suivre les aventures de cette petite famille déjantée. J'en suis ressorti charmé, j'espère pouvoir lire rapidement les prochains tomes, pourvu qu'ils soient dans la même lignée.

(Chronique n°124)

mercredi 6 novembre 2013

Au bonheur des ogres (Daniel Pennac)

Suite à la sortie du film, j'ai eu envie de lire encore un peu de Pennac (cf. Comme un roman) et je me suis laissé tenté par le livre, sachant que la bande-annonce me plaisait bien (ce qui en soi est assez stupide dans le choix d'un livre). Je me suis laissé tenté par le film d'abord puis par le livre ensuite, et je ne regrette pas, étant donné que les deux sont bien différents autant niveau scénario (qui est très différent) que niveau ambiance. Mais dans les deux cas, j'ai beaucoup aimé (même si j'ai l'impression d'être un peu seul pour le film).


Résumé en trois mots : Décalé, famille et magasin

Ce roman est curieux, et j'ai beaucoup apprécié d'y retrouver le style de Pennac, même si j'aurais eu du mal à comparer un essai et un roman. En tout cas dans les deux cas on retrouve la petite voix de l'auteur (ici le narrateur est interne, c'est Benjamin Malaussène qui parle) et c'est comme d'entendre raconter l'histoire. D'ailleurs le récit m'a fait fortement penser à une histoire orale qu'on aurait retranscrite (ce qui apparait d'ailleurs dans le récit), et c'est véritablement ça à mon avis. On entend le type nous raconter cette histoire dans un bar, ou dans son salon, et on l'écoute. Du coup, comme pour un récit normal, il y a des commentaires, des moments plus ou moins intéressant, et une autre utilisation de la langue. Mais aussi un autre rythme d'histoire.

Ce qui est très curieux, c'est que la trame de l'histoire n'est pas du tout la même entre le livre et le film, qui a choisit de faire tourner l'enquête dans un autre sens. Cela dit, c'est très bien fait aussi (là encore, ce n'est que mon avis). Dans le livre, j'ai trouvé qu'il y avait un petit souci : un défaut de rythme. A mon avis le livre est un poil trop long, ce qui fait que les passages qui devraient s'enchainer plus trainent un peu en longueur. Cela dit, c'est toujours intéressant, même si parfois on se dit que le malheur aime à s'acharner sur notre pauvre héros.
Le récit contient en outre pas mal de "gueules", aussi bien dans la famille Malaussène que dans son entourage, avec des personnages bien curieux. Les portraits sont toujours déjanté, ce qui est totalement dans le ton du roman.
Le tout sur fond d'enquête (même pas menée par le personnage principal), couplée d'une histoire d'amour complètement déjanté aussi (la fille est très curieuse), le tout formant un beau mélange.

Cependant, je dois bien avouer quelque chose : j'ai moyennement accroché au récit. La faute au rythme un peu faiblard, alors que tout le reste était génial. L'inventivité, le décor, les personnages, les idées, la folie douce du récit, tout est bon. Mais le manque de rythme fait qu'on lit de façon plus détachée, à aucun moment je ne m'étais plongé complètement dans le récit. C'est dommage, car il possède vraiment beaucoup de qualités.


Au final, le roman est très inventif, déjanté, coloré, regorgeant de bonnes idées, mais il pêche par un manque de rythme qui rend le tout un peu indigeste, il y a trop de passages qui semblent long pour que l'on se plonge totalement dedans. Cependant le tout reste très bon et donne envie de se plonger dans la suite de la saga Malaussène. Je vais essayer de les lire, en espérant que l'auteur arrive à améliorer ce rythme un peu poussif. Le roman se laisse lire, il est agréable, mais pas parfait. Je verrais bien ensuite si c'est l'auteur ou ce roman.

(Chronique n°90)

samedi 2 novembre 2013

Comme un roman (Daniel Pennac)


Un drôle de livre, qui est surtout connu pour ses dix fameuses règles, lesquels servent de résumé, et qui m'ont donné envie de dévorer le livre en un instant. Ce qui s'est d'ailleurs peu ou prou passé. Danniel Pennac était surtout connu pour ma part en tant que nom, pas en tant qu'auteur. J'ai réparé cette erreur, et désormais me voila instruit d'un grand auteur en plus, et je ne vais pas tarder à lire un autre du même auteur, à savoir Au bonheur des ogres. En attendant, voyons ce que ce petit à dans le ventre.


Résumé en trois mots : Manuel, Lecture et amour

Ce livre ... C'est mieux qu'un roman. C'est un cri d'amour, c'est une envolée lyrique et réaliste vers la littérature, c'est un féru de la lecture qui l'explique au monde. Ce livre, c'est exactement ce que j'aime faire, ce que j'aurais envie de dire. Et cette fois-ci, il a été mis en mot, et sans doute mieux que je ne saurais le faire. En clair, ce livre est génial.

Pourquoi diable ? Déjà, le découpage du livre est bien fait. En quatre parties, chacune traitant d'un autre sujet (je vous invite, une fois n'est pas coutume, à aller consulter l'article sur Wikipédia qui est bien fichu pour une fois), et qui permettent à Pennac de ne pas trop se disperser. Car il en a des choses à dire, aussi bien sur lui-même que sur la lecture ou tout simplement sur les méthodes d'apprentissages et la transmission du gout de la lecture. Car oui, on peut transmettre son amour de la lecture, j'en suis persuadé, et Pennac l'est également.

Pour éviter de faire une dissertation de vingts pages sur ce livre (qui le mériterait amplement, il est tellement beau), et parce que je ne veux pas contrarier l'auteur qui demandait qu'on n'utilise pas ce livre comme un instrument de torture pédagogique, je vous le recommande pour plusieurs raisons :
1. Ce livre est très bien écrit, c'est un style qui se dévore comme un roman alors qu'on est dans un style plus proche de l'essai, mélangeant les morceaux de vie avec les considérations.
2. Le livre parle d'un sujet important. Si vous lisez ceci, soit vous êtes tombé sur ce blog complètement par hasard (et merci de ne pas l'avoir quitté tout de suite d'ailleurs), soit vous lisez une critique que vous êtes venu chercher (ou vous êtes tombé dessus par hasard, en suivant un lien ...). Mais bref, vous lisez. Au moins ce paragraphe, sans doute un peu de livre (voir beaucoup). Et donc, vous êtes concerné par ceci. Le sujet de la lecture est primordiale (je rappellerais ici l'ouvrage Fahrenheit 451) et Pennac nous invite à repenser notre manière de lire, pour que tout le monde puisse lire ! Et non pas que tout le monde lise, ce qui est différent.
3. Pennac est investi de ce qu'il fait. Ce qu'il écrit, il le pense, il est dans son commentaire. C'est anodin en apparence, mais c'est d'autant plus efficace qu'on sent l'auteur prit par ce qu'il raconte, combien ça le touche personnellement et c'est ce qui en fait la grande force.
4. L'ouvrage est bien découpé. Les chapitres sont courts, il est divisé en quatre parti. Vous lisez comme vous voulez, rien ne vous empêche de vous arrêter pour bien digérer un passage plutôt qu'un autre. Et qui plus est, rien ne vous empêche d'appliquer la loi numéro 2 et de sauter des pages. Voir la loi numéro 3 et de ne jamais le finir. Oui, nous avons là le premier roman, je crois, qui vous invite en plein milieu à ne pas le finir.

Je pourrais citer encore d'autres raisons, notamment son statut assez culte qui mérite qu'on s'y attarde, l'accessibilité d'une réflexion philosophique, et d'autres petits détails, mais je m'en tiendrais là. Il faut savoir modérer son propos.


Comment résumer ce livre ? En deux mots : A lire. Une véritable mine d'or, à la fois quand on aime lire et qu'on trouve un écho profond de ce qu'on ressent pour la littérature, quand on sent qu'on est pas seul sur ce coup; mais aussi pour ceux qui n'aiment pas lire et qui comprendront peut-être ceux qui leurs recommandent de lire. Peut-être aussi pour comprendre comment lire et reconsidérer notre façon d'appréhender le monde merveilleux de la lecture. J'en retiendrais surtout ceci : Lisez n'importe quoi n'importe ou n'importe comment, ou ne lisez pas, mais faites le toujours par plaisir. Et là, je pense que tout est dit.

(Chronique n°88)