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dimanche 25 mai 2014

Onze minutes (Paulo Coelho)

Dernier livre de Paulo Coelho en ma possession, et sans doute dernier que je lirais avant un bon moment, la bibliographie de l'auteur ne m'intéressais pas plus que ça et là je crois avoir lu les ouvrages essentiels. Pour le reste, je pense que j'attendrais d'avoir bien diminué cette PAL, et je repasserais. Donc, pour l'instant, voyons simplement ces Onze minutes.


Résumé en trois mots : Prostitution, Sexe et Amour

Le livre m'avait paru intéressant car s'intéressant au sujet de la prostitution, mais je me suis dit au fil de ma lecture que ça sentait quelque part l'arnaque. Et effectivement, il me semble qu'il y en a une. En fait l'histoire est apparentée à un conte, avec son début classique d'ailleurs, et un développement qui ne m'a pas semblé crédible. Notamment sur le fait de la prostitution. Après je ne connais pas la réglementation en Suisse, mais ça m'a semblé un poil trop facile comme vie. Bon, nonobstant ces détails, passons sur la suite.
Le style littéraire est pas mal, la lecture est très rapide surtout parce que les chapitres sont très courts, et l'histoire se déroule en chapitres successifs, entre le journal de la fille et son quotidien. C'est du Paulo Coelho, sans qu'on puisse dire que ce soit mauvais mais je ne le considère pas comme bon non plus.
Le reste, c'est l'histoire, et j'ai été très déçu. Ça parle de sexualité féminine (vu que l'auteur est un homme, je me demande la part de réel là-dedans), mais aussi d'autres choses, comme du rapport entre hommes femmes et aussi du rapport au corps. Et .. Ca m'a paru bateau. Les constatations, je me les étaient déjà faites, les conclusions aussi. Rien de neuf sous le soleil quoi. Et c'est le problème du livre, j'ai eu l'impression de lire des choses évidentes sur le sexe, alors même que je cherchais la nouveauté. J'ai eu du mal à le terminer en plein état d'esprit. Je ne suis pas satisfait.

Au final, ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais et je suis assez déçu. Le sujet ne m'a pas semblé intéressant, et le roman ne m'a pas intéressé outre mesure. C'est dommage, parce qu'il me semblait qu'il y avait matière à faire mieux. Je repasserai pour le coup, et j'avoue qu'après le quatrième livre de l'auteur, j'ai une impression de tourner un poil en rond. Ce n'est pas ma littérature préférée, un peu trop simpliste pour moi.

(Chronique n°186)

samedi 1 mars 2014

Le démon et mademoiselle Prym (Paulo Coelho)

Je n'ai pas pu m'empêcher de lire ce livre plutôt court, et qui devait sans doute être bien écrit, vu que Paulo Coelho a un style prenant. Je me suis donc laissé tenter à la lecture et un voyage en train m'a englouti une moitié de page. Je n'avais plus qu'a lire la suite le lendemain, ce qui ne fut pas difficile.


Résumé en trois mots : Bien, Mal et Lutte

Je crois que j'ai bien résumé en trois mots. En fait le livre se concentre sur l'idée de lutte entre le bien et le mal, présent en chacun de nous (d'ailleurs je tiens à signaler l'introduction, très intéressante) en nous en livrant une version philosophique dans un village de campagne, sorte de huis-clos de grande taille, avec des personnages curieusement évocateurs (je ne dirais pas qu'on les dirais sortis de mon village, mais certains m'ont rappelés des gens ...). Le propos va se centrer en une semaine dans cette communauté où chacun va tenter de voir ce qui sépare le bien du mal, ce qui fonde véritablement la nature humaine et au final, ce qui est intéressant, ce qui nous entraine de l'un à l'autre tout les jours de notre vie.

Le récit s'attache peu au réalisme, nous avons des manifestations fantastiques qui interviennent à plusieurs reprises mais c'est utilisé dans un propos intéressant, celui de développer ensuite une réflexion autour de cette thématique. Et dans cette optique, ça ne m'a absolument pas dérangé. Le tout renforcé par ces différents points de vue qui se mélangent dans le récit, chacun analysant la situation à sa manière.

Cela dit, j'ai eu un peu plus de mal avec ce livre par rapport aux autres du même auteurs, principalement parce que je trouvais que le livre ne répondait pas à la question posée, et surtout qu'il évitait certaines autres bien plus importantes à mes yeux : existe-t-il simplement une notion de bien et de mal applicable à l'être humain ? Le livre part avec des axiomes que j'aurais bien voulu voir démontré, mais c'est malheureusement passé à la trappe. D'autre part, je reconnais que j'ai moins d'intérêt pour ces questions que pour le questionnement sur la façon de ressentir la vie qui était au centre de Veronika décide de mourir.

Cependant il faut reconnaitre que le livre est bon, et qu'il se lit agréablement, mais j'avoue que c'est moins le genre de problématique qui m'intéresse et que j'ai du coup moins accroché, même si je l'ai lu d'une traite.

En bref, encore un bon petit livre, philosophique et spirituel, sur la notion de bien et de mal. Une lecture qui fut plaisante bien que je ne sois pas tout à fait d'accord avec le point de vue de l'auteur. C'est en tout cas sympathique à lire, et permet de se poser quelques questions. De loin pas le meilleur Paulo Coelho, mais une lecture tout de même intéressante. Je vous le recommande, mais pas chaudement.

(Chronique n°145) 

jeudi 2 janvier 2014

Veronika décide de mourir (Paulo Coelho)

Bonne année à toutes et à tous, allons-y pour de nouvelles chroniques, et le bilan de cette première année de blog dans trois semaines. Commençons cette nouvelle année dans l'optimisme, avec Veronika décide de mourir !


Même si j'avais moyennement apprécié l'autre ouvrage de l'auteur, L'alchimiste (qui reste excellent), j'ai décidé d'en lire un autre car l'auteur me paraissait très bon, et que le scénario derrière tenait en deux lignes, mais semblait prometteur. En plus pour une fois l'actions se déroule dans un lieu un peu inhabituel, alors pourquoi hésiter ? Je l'ai pris rapidement et lu encore plus vite je crois bien.


Résumé en trois mots : vie, suicide et folie

L'auteur nous pond un nouveau livre philosophique et métaphorique sur l'art et la manière de vivre, sur notre façon de nous comporter et de comprendre la vie. Ou tout au moins de l'apprécier. C'est déjà un bon point.

Ce qui m'a beaucoup plu dans ce récit, c'est qu'il dépasse le cadre du simple conte philosophique, comme dans L'alchimiste, et qu'il nous raconte en plus une histoire derrière, mélange entre cette de Veronika et des pensionnaires de l'asile, ainsi que des réflexions du médecin. C'est bien plus intéressant du coup, et l'auteur nous entraine dans cette folie d'un asile qui semble plus sage que le monde extérieur. C'est à la fois l'occasion de discuter de la vie, de la folie, de la mort, des envies, des passions et du sens de la vie. Le tout tellement bien mis en scène que j'ai trouvé ça admirable.
Le seul reproche que j'aurais, c'est vraiment que j'ai senti la fin un long moment avant qu'elle n'arrive, et c'est dommage. Cela dit, ça n'enlève rien à son charme et à son ingéniosité, mais vu la teneur du roman elle me semblait plus évidente. Bref, j'ai une petite pointe de regret.

Mais pour le reste, c'est génial. Notamment la beauté du texte et sa fluidité, qui donne envie de lire sans s'arrêter (ce que j'ai fait à peu de choses près d'ailleurs). C'est vraiment agréable à lire, c'est prenant et sans prise de tête, on se contente de lire et d'avancer, réfléchissant sans s'en rendre vraiment compte, sans même noter certaines choses qui s'impriment dans notre tête. En soi, c'est exactement ce que j'attendrais de littérature à tendance philosophique.

En fin de compte, c'est une excellente lecture à laquelle j'ai eu droit, puisque le livre se lit d'une traite et avec une facilité déconcertante, tout en traitant d'un grand nombre de sujet et incitant à réfléchir, la portée philosophique se mêlant d'autre questions, notamment autour de la folie et des asiles, mais aussi de l'acceptation de soi. Des thèmes forts autour d'une histoire simple mais efficace, d'un style bon, c'est une lecture hautement recommandée que j'ai là.

(Chronique n°116)

jeudi 31 octobre 2013

L'alchimise (Paulo Coelho)


Celui-là, c'est mon coloc qui m'a tanné pour que je le lise, et quand je dis tanné, je dois dire qu'il a vraiment bien insisté pour que je le lise, m'expliquant que c'était un des meilleurs romans qu'il avait jamais lu. Quand je l'ai vu en occasion, je n'ai pas hésité un instant et je l'ai pris. Puis, profitant de deux heures de train où j'étais oisif, je l'ai lu (dans le même trajet j'ai lu Comme un roman et Malavita) et j'ai fini en marchant dans la rue, à la faible lumière de quelques lampadaires. Comme quoi, c'est possible de lire en marchant.



Résumé en trois mots : Initiation, personnel et Voyage

Ce roman s'inscrit en droite ligne de Jonathan Livingston le goéland ou de classique Le petit Prince, qui sont tout deux également des romans d'apprentissages et plus généralement des contes philosophiques. Je pense même qu'il y a un autre terme pour le désigner, mais j'avoue qu'il ne me vient pas en tête. Si jamais je le retrouve, je le rajouterais.

Il faut avouer que l'intrigue est assez linéaire, ce n'est pas du rebondissement permanent, même si des surprises vont venir parsemer la quête de notre jeune aventurier. C'est surtout pour le fond que le roman importe. C'est un roman puissant, et dont la ligne de conduite serait : réalisez vos rêves. Dans ce sens, j'ai trouvé un fond commun avec Jonathan Livingston le goéland. L'idée de se réaliser soi-même, de faire ce qu'on veut de sa vie, d'oser aller loin dans ses envies et de ne jamais baisser les bras. Et surtout, de tout le potentiel dans l'humain, le fait qu'on puisse aller bien plus loin que notre seule imagination le laisse à penser. Partons au-delà de tout, abaissons les frontières conventionnelles, la vie est faite pour aller bien plus loin !

C'est surtout ce fond qui attire dans le roman, mais la forme n'est pas mal, le style est très bon et le roman se dévore d'une traite. Je n'ai pas lâché les aventures philosophiques du berger, et jusqu'au bout je voulais lire. Le rythme ne faiblit pas un instant. Cependant, je dois avouer que les idées m'avaient plus fortement marquées dans Jonathan Livingston le goéland, peut-être parce que je l'ai lu en premier, sans doute que je les ai lu sans un intervalle suffisant, probablement que je suis déjà un peu trop "mur" pour apprécier pleinement toute la saveur de ce genre de roman. Mais quoiqu'il en soit, j'ai pleinement apprécié ma lecture.


Je dois bien remercier mon coloc sur ce coup, puisque j'ai véritablement aimé cette petite pépite littéraire, bien connue, conte philosophique, roman initiatique, découverte de soi. Je l'ai apprécié sur toutes ses pages, je ne peux que en recommander la lecture, d'autant plus à des personnes plus jeunes, des ados et des futurs adultes. Des gens qui veulent chercher un sens à leurs vies, des gens qui se perdent. Ou bien des gens curieux, des personnes qui aiment rêver, vivre, être heureux. C'est le genre de roman qu'on peut offrir aussi sans craindre de mal viser. Il est juste, terriblement juste. A lire, et à offrir.

(Chronique n°87)

Et encore un ! Et de onze, on continue