Affichage des articles dont le libellé est quête. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est quête. Afficher tous les articles

lundi 16 février 2015

L'épée magique (Graham Dunstan Martin)

C'est assez dingue la mémoire. Je me rappelais avoir lu ce livre étant très jeune, au collège, et m'était resté une bonne partie de l'histoire et les illustrations. Par contre impossible de me rappeler le titre exact. Je ne vous dis pas la galère pour le retrouver, surtout que cette série est quasiment inconnu en France. Une seule édition et puis disparu, pas de retours, pas de critiques sur le net ... En somme, je fais ici une première ! Mais je voulais absolument le relire, et c'est maintenant chose faite.


Résumé en trois mots : Quête, Magie et Médiéval

Ce livre, je voulais surtout le lire pour confirmer mes souvenirs et vérifier qu'il ne s'agissait pas d'une trilogie dont je n'aurais pas lu le tome 3 (ce qui m'est arrivé bien souvent). Mais après une nouvelle lecture, non, je peux vous assurer que ce n'est pas une trilogie, mais bien un diptyque qui se conclue rapidement. Le livre est vraiment très court, écrit en gros et avec illustrations. Bien plus un roman pour adolescent qu'une véritable saga de fantasy, bien qu'il contienne des choses très intéressante.

Déjà, je dois avouer que si l'on connait bien l'imaginaire fantasy et celtique, il faut avouer que l'auteur s'est bien inspiré pour composer sa trame. Des références en tout genre foisonnent dans le roman, et j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ces différentes touches tout au long de ma lecture. Bien qu'elles ne soient pas extrèmement importante, c'est le genre de détail qui me fait apprécier un livre.
Sinon je dirais que l'histoire en général est dans un grand classique du genre, simplement une quête avec un adolescent, mais dont les principaux écueils sont évités. Du genre le meilleur ami du héros, qui n'apparait pas vraiment ici. Il y a plusieurs figures sympathiques, mais au final ce ne sont que des seconds rôles. Ensuite, les talents du héros, bien mince au final, et qui arrive jusqu'au bout plus par chance que par ses propres moyens, la compagne de l'héroïne, bien plus active que lui, et capable de bien plus que lui, qui n'apparait d'ailleurs que tardivement. Bref, ce sont des classiques mais pas exactement conforme, et ça m'a plu.

En bref, c'est un diptyque d'aventure presque conventionnel et reprenant des classiques du genre mais pas exactement comme j'avais l'habitude de le lire. La description au niveau de la biographie de l'auteur indique : "il a écrit ce livre comme il aurait voulu en lire étant adolescent", et je crois que c'est exactement ce que je pense de ce livre (que j'ai lu étant adolescent !). Un bon roman à lire quand on est jeune, de la fantasy sympathique et pas trop originale, mais qui contient des bonnes idées. Pour cela, je vous recommande de le faire lire aux plus jeunes, si vous tombez dessus un jour, au hasard des occasions. Pas désagréable comme relecture d'ailleurs.

(Chronique n°232)

jeudi 31 octobre 2013

L'alchimise (Paulo Coelho)


Celui-là, c'est mon coloc qui m'a tanné pour que je le lise, et quand je dis tanné, je dois dire qu'il a vraiment bien insisté pour que je le lise, m'expliquant que c'était un des meilleurs romans qu'il avait jamais lu. Quand je l'ai vu en occasion, je n'ai pas hésité un instant et je l'ai pris. Puis, profitant de deux heures de train où j'étais oisif, je l'ai lu (dans le même trajet j'ai lu Comme un roman et Malavita) et j'ai fini en marchant dans la rue, à la faible lumière de quelques lampadaires. Comme quoi, c'est possible de lire en marchant.



Résumé en trois mots : Initiation, personnel et Voyage

Ce roman s'inscrit en droite ligne de Jonathan Livingston le goéland ou de classique Le petit Prince, qui sont tout deux également des romans d'apprentissages et plus généralement des contes philosophiques. Je pense même qu'il y a un autre terme pour le désigner, mais j'avoue qu'il ne me vient pas en tête. Si jamais je le retrouve, je le rajouterais.

Il faut avouer que l'intrigue est assez linéaire, ce n'est pas du rebondissement permanent, même si des surprises vont venir parsemer la quête de notre jeune aventurier. C'est surtout pour le fond que le roman importe. C'est un roman puissant, et dont la ligne de conduite serait : réalisez vos rêves. Dans ce sens, j'ai trouvé un fond commun avec Jonathan Livingston le goéland. L'idée de se réaliser soi-même, de faire ce qu'on veut de sa vie, d'oser aller loin dans ses envies et de ne jamais baisser les bras. Et surtout, de tout le potentiel dans l'humain, le fait qu'on puisse aller bien plus loin que notre seule imagination le laisse à penser. Partons au-delà de tout, abaissons les frontières conventionnelles, la vie est faite pour aller bien plus loin !

C'est surtout ce fond qui attire dans le roman, mais la forme n'est pas mal, le style est très bon et le roman se dévore d'une traite. Je n'ai pas lâché les aventures philosophiques du berger, et jusqu'au bout je voulais lire. Le rythme ne faiblit pas un instant. Cependant, je dois avouer que les idées m'avaient plus fortement marquées dans Jonathan Livingston le goéland, peut-être parce que je l'ai lu en premier, sans doute que je les ai lu sans un intervalle suffisant, probablement que je suis déjà un peu trop "mur" pour apprécier pleinement toute la saveur de ce genre de roman. Mais quoiqu'il en soit, j'ai pleinement apprécié ma lecture.


Je dois bien remercier mon coloc sur ce coup, puisque j'ai véritablement aimé cette petite pépite littéraire, bien connue, conte philosophique, roman initiatique, découverte de soi. Je l'ai apprécié sur toutes ses pages, je ne peux que en recommander la lecture, d'autant plus à des personnes plus jeunes, des ados et des futurs adultes. Des gens qui veulent chercher un sens à leurs vies, des gens qui se perdent. Ou bien des gens curieux, des personnes qui aiment rêver, vivre, être heureux. C'est le genre de roman qu'on peut offrir aussi sans craindre de mal viser. Il est juste, terriblement juste. A lire, et à offrir.

(Chronique n°87)

Et encore un ! Et de onze, on continue

jeudi 17 octobre 2013

Les dames du Lac (Marion Zimmer Bradley)

Et oui, encore de la légende arthurienne, mais j'en suis fan, alors je m'excuse mais j'en lirais encore. Et pour une fois, l'auteur change un peu du point de vue (quoique Barjavel avait déjà fait fort dans son L'enchanteur). C'est aussi pour le prix que je me suis procuré cette série en deux tomes, bien condensés (les vieux formats des éditions Livre de poche), et que j'ai lu tranquillement en prenant mon temps (au moins quatre jours quoi). Du coup, je fais maintenant le compte-rendu de cette lecture, attention, voici revenir la quête du Graal !


Résumé en trois mots : Arthur, Angleterre et Femmes

Alors autant j'ai dévoré le premier tome sans aucune difficulté, autant je me suis arrêté sur le second un peu
plus longtemps. Ici, le problème, c'est qu'on alterne beaucoup les points de vue du premier tome, entre Ygerne et sa sœur Viviane, mais aussi Guenièvre et Morgane. Dans le deuxième tome, nous ne suivrons presque qu'exclusivement Morgane, un peu de Guenièvre aussi (mais trop peu à mon gout) et quelques autres mais de façon sporadique. Ensuite, je reproche beaucoup le personnage de Merlin qui est quasiment absent du récit (enfin, il manque bien à l'appel quoi). Surtout que c'est un de mes personnages préféré, mais bon ...

En dehors de ça, l'histoire est très bien amené, sans trop de fantastique (mais il y en a un peu), et sans trop de folklore local non plus (fées et korigans sont presque absent). Du coup, l'ambiance est un peu plus "sérieuse" mais j'ai trouvé dommage qu'on perde le charme de ce mélange entre monde folklorique et réalité historique (incarné par Arthur d'une très belle façon d'ailleurs). Cela dit, l'ensemble tient bien la route et les personnages sont biens campés, notamment Morgane, même si certains m'énervaient (un personnage avec un côté bigot/dévot m'énerve vite, quelque soit sa religion). Dans l'ensemble ça passait plutôt bien, et j'ai trouvé le tout prenant, avec un point de vue renouvelé sur cette quête du Graal, puisqu'il n'y avait désormais plus de combats, plus de quêtes héroïques. Que des femmes, parfois filant ou tissant, complotant et gérant les affaires, bref les femmes font tout dans ce livre. On notera d'ailleurs un certain parti-pris féministe mais je n'en tiendrais pas rigueur. Bref, le tout est de bonne facture.


Au final, qu'en retirer ? Je pense que ce livre reste assez culte, déjà par son point de vue novateur et la lisibilité parfaite qu'il possède (Asimov le recommandait). Cependant, je n'ai pas trouvé que c'est le meilleur roman de la table ronde que j'ai lu. Le manque de tout un pan de fantasy fait défaut à mes yeux, et le deuxième livre est vraiment en-deçà du premier. Le tout n'est pas mauvais, mais j'ai moins aimé que d'autres récits sur le roi Arthur. Cela dit, il se lisent bien et complètent à merveille d'autres ouvrage sur ces légendes. Pour ma part je le garde dans un coin de ma bibliothèque où je range ceux que je ne lirais sans doute plus.

(Chronique n°80)


Septième participation. On progresse ! Encore trois