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mercredi 11 mars 2015

Parole d'homme (Jack London)

Autre livre qui se retrouva dans ma main sans que je ne le remarque vraiment. Et puis, un Jack London de plus ne peut jamais faire de mal, non ? Surtout qu'il ne m'en reste plus que deux autres à lire, alors autant en prendre un nouveau. Sauf que je l'ai finalement lu en très peu de temps, sans vraiment prendre le temps de savourer les six ou septs nouvelles du recueil, mais en même temps c'est tellement bon qu'on en reprendrait bien encore un petit morceau.


Résumé en trois mots : Froid, Yukon et Indiens

Encore une fois, London prend pour cadre ce grand nord qu'il n'aura visité qu'une seule année dans sa vie, mais qui l'aura inspiré pour plusieurs dizaines de livres. Ici encore les nouvelles vont nous présenter toutes ces gueules du grand nord, entre indiens éloignés de la civilisations, hommes rudes et durs, tricheurs et voleurs, mais aussi des hommes au bon cœur, ou simplement malchanceux. Tout ce monde qui se croise et s'entrecroise sur les terres gelées du grand nord ...

Voila un très bon recueil de nouvelles ! Celles-ci ont ce fameux suspense qui se dénoue dans le dernier paragraphe, laissant à chaque fois la nouvelle se conclure de façon plus ou moins tragique, sans que le bonheur ne soit jamais vraiment présent. Entre celle qui donne son nom au recueil (une merveille de tragédie simple), celle qui s'intitule Mille douzaine d'oeufs (une pure merveille d'acharnement), l'histoire d'un chien horrible et de son maitre qui ne l'est pas moins ...
Le talent de Jack London se manifeste encore une fois dans sa capacité phénoménale à se réinventer. Les histoires ne ressemblent à rien de ce que j'avais déjà lu, et j'ai encore une fois été émerveillé, à la fois par son talent de narrateur, d'inventeur, mais également son talent à croquer les hommes sous toutes leurs formes. Et toujours à me propulser dans le grand nord en quelques lignes, là où le froid règne en maitre absolu.

Je retiendrais seulement une critique, que je ne sais toujours pas formuler exactement : la façon dont Jack London décrit les femmes et les indiens. Après de nombreuses lectures, je dirais que le point de vue dessus est franchement ambiguë. Je ne sais trop comment le prendre, et ça me déroute un peu. Du coup, je laisse passer pour me concentrer sur le reste.

Un excellent recueil de nouvelles, encore une fois, et si toutes ne sont pas égales, sur les sept du recueil, au moins quatre sont vraiment excellentes, ce qui m'incite fortement à vous le conseiller, car c'est d'un niveau toujours élevé et l'auteur ne cesse de m'émerveiller. Jack London est sans conteste un des plus grands auteurs américains d'aventure, mais je pense même qu'il se classe dans la catégorie des meilleurs auteurs tout court, et sa littérature prolifique n'a pas fini de me dévoiler tout ses charmes. Lisez-en, c'est si bon mais comment résister ?

(Chronique n°243)

mercredi 21 mai 2014

L'île des perroquets (Robert Margerit)

Un drôle de roman qui m'a été prêté par un collège du théâtre. Je me suis laissé tenter par la lecture dans l'idée de relire du roman d'aventure et parce que j'aime bien cette collection (oui, c'est celle qui réédite tout les London). L'ouvrage promettait des aventures dans les Caraïbes pour un roman de piraterie. Et oui, c'est exactement ce genre d'histoire : des aventures en mer des caraïbes.


Résumé en trois mots : Caraïbes, Pirates et Aventures

C'est un auteur que je ne connaissais pas du tout, mais il a un style très plaisant à lire, et surtout qui se marie parfaitement au style d'histoire qui est celui de l'aventure. Le genre que j'ai surtout apprécié avec Jack London et que je lisais il y a de cela plusieurs années. Un genre simple et efficace, direct et qui nous dépayse généralement bien vite. L'aventure avec un grand A, c'est toujours prenant.

Si je dis ça, c'est que c'est aussi le cas ici. Le roman nous dépayse totalement, en commençant en France pour quelques chapitres mais embarquant bien vite dans les Caraïbes, pour une aventure de pirates digne des récents films sur le même sujet. Il va même s'engager du côté de Robinson Crusoé, avec un passage qui se déroule sur une île abandonnée. C'est un mélange savoureux qu'on dévore comme un rien. Je ne regrette pas un instant de la lecture.

Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est la direction suivie par le récit, bien différente de ce que j'aurais pu penser d'abord. Le capitaine mauvais n'est pas ici une figure évanescente. De ce fait, nous avons aussi l'introduction de personnages féminins assez hauts en couleurs, et qui rajoutent le piment final de l'aventure. Car les femmes ne se laissent pas faire dans ce roman, et c'est tant mieux. Enfin, pas toute. L'intrigue nous entrainera du coup dans des directions inattendus.

En fait, je crois que c'est ça qui m'a le plus plu dans le roman : la surprise. Je ne savais pas du tout à quoi j'allais m'attendre pour la suite. Et c'est vrai que l'histoire ne se résume pas à une seule ligne narratrice bien droite. C'est tout bête, mais avec un style suffisamment bon, ça passe tout seul.

Ce n'est pas le roman du siècle, il ne laisse pas un souvenir impérissable, il ne s'agit pas d'un livre absolument indispensable, mais vous avez là un excellent roman d'aventure maritime. Si vous voulez simplement lire un petit livre sympathique et passer un bon moment de lecture, ce livre est fait pour vous. Il vous entrainera dans un monde de pirates aussi facilement qu'un bon film, et vous lirez facilement les 400 pages. Alors pourquoi se priver d'une telle lecture ?

(Chronique n°185)

mardi 13 mai 2014

Au coeur des ténèbres (Conrad)

Il y a dans la vie plein de livres dont on a entendu parler, dont les gens connaissent le titre, mais que personne que vous ne connaissez n'a lu. C'est exactement ce genre de livre que j'ai attaqué, livre considéré comme culte par bien des gens, mais aussi assez court, et qui inspira notamment le film Apocalypse Now. Ce n'est pas rien ! C'est pourquoi je me suis laissé porté doucement Au cœur des ténèbres ...


Résumé en trois mots : Fleuve, Horreur et Ténèbres

Je pense que c'est le maximum que je puisse résumer. L'histoire est tellement connue, je ne vous la redirais pas, mais le livre est bien plus que son histoire.

Conrad a un style littéraire très particulier. Je n'ai pas lu l'introduction de 100 pages qui détaille ce genre de choses, mais je dois dire que ce n'est de loin pas ma tasse de thé comme genre, alliant métaphore continue avec style ampoulé, jolies phrases avec rythme syncopé. Bref, c'est un sorte de bouille me semblant indigeste que j'ai lu. Cela dit, le style se marrie tellement bien à l'ambiance qu'il passe et, au bout d'un moment, on se trouve emporté dans le récit sans plus remarquer le texte.

Ce récit pose une ambiance, et c'est vrai. Dans le genre, il est même champion. Mélange d'obscurité, de noirceur, de folie et de peur, il nous met dans une drôle de situation. Rien n'est évident dans ce livre, tout est suggéré. L'auteur nous transporte le long de ce fleuve, dans une folie de plus en plus grande. Ce qui culmine à la source et au but, Kurtz. C'est une ambiance noire, mais qui nous prend pleinement. Sans parler de cette jungle épaisse qui rôde tout autour des berges, qui ne laisse rien passer.

Le tout est complété par quelque chose en plus : la profondeur du récit. Mélange entre réalité et invention, liant les métaphores obscures et les idées pas très claires, on ne sait pas clairement quelle est la portée du récit au final. Mais elle existe, elle est là. Il y en a une, une profondeur qu'on ne connait pas mais que j'ai eu la sensation de comprendre, sans pouvoir la retransmettre. C'est ça qui fait véritablement la force du récit de Conrad. Au final, qu'en tirer ? Ce qu'on veut. Récit sur la folie, sur l'homme, sur la stupidité, sur la violence, sur le côté sauvage, sur l'inconnu, sur les peurs ? Sur tout ça, sur rien ? A vous de choisir.

Ouah, ce récit m'a tout bonnement captivé. Malgré son écriture, une force dans le récit qui m'a plongé littéralement dans cette jungle et dans ce fleuve qu'on remonte sans savoir pourquoi. L'histoire est obscure, c'est très sombre, mais elle est excellente. Je ne peux que vous recommander sa lecture, qui vous plongera, j'espère, dans ces ténèbres. Et qui vous en fait ressortir différent de ce qu'on était avant. C'est ce qui m'est arrivé, c'est tout ce que je peux vous souhaiter.

(Chronique n°181)

 

lundi 3 février 2014

Forrest Gump (Winston Groom)

J'ai été très surpris en voyant ce livre, comme quoi le cinéma pique vraiment tout ce qu'il peut dans la littérature (ce n'est pas forcément un reproche, il y a des adaptations plus réussies que le roman de base). Bref, je me suis laissé tenter à lire les aventures de ce simplet de Forrest Gump, pour voir un peu ce que ça donnait en livre. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça change du film !


Résumé en trois mots : Aventure, Humour et Idiot

Idiot s'appliquant bien entendu à Forrest et pas au récit, ni à l'humour. Alors, première critique : c'est moins bien que le film. Et même nettement d'ailleurs. Pour vous éviter les spoils, si vous pensez le lire, je vous met le texte en même couleur que le fond. Pour lire, surlignez, mais ne le faites que si vous pensez ne jamais lire le livre :

Forrest est totalement différent du livre, il a une grande facilité en math et devient entre autre champion d'échec à un moment, il ne se marrie pas avec Jenny (qui change pas mal du livre), le lieutenant Dan ne l'aide pas aux crevettes et il n'a jamais été son chef (et n'a pas été sauvé par lui), il finit par être un musicien de rue (mais millionnaire) et dors dans un carton, il a un singe, il est allé dans l'espace, il a rencontré des cannibales .... La mère a vue bruler sa maison et n'apparait presque pas dans le livre, Forrest joue de l'harmonica, il a tué quelqu'un par inadvertance ...

Et dites vous que là je n'ai mis que les grandes lignes. En fait, entre le film et le livre, ils ont gardés le nom, le personnage (environ), et quelques idées. Bref, l'ensemble change beaucoup, et je dirais que le film a fait plus fort que le livre.

Si le livre est drôle et contient des excellents passages, il faut surtout dire que l'histoire est invraisemblable. Mais là, largement plus que dans le film, avec certains passages où je me posais vraiment la question : "Mais qu'est-ce que c'est que ça ?". Le livre utilise un principe d'un chapitre par idée, et c'est louable, mais en fait on navigue vite dans un océan de choses, Forrest faisant de tout et n'importe quoi, arrivant toujours à s'en sortir (pas forcément vainqueur), mais avec des invraisemblances énormes. En fait, si le début de la lecture est très sympathique, il finit par lasser au bout d'un moment, et je me suis pris à me dire que le film avait tiré ce qu'il y avait de meilleur à tirer du livre et qu'il avait laissé le reste avec raison. Ce n'est pas mauvais, mais c'est répétitif et lassant, bourré de cliché et de détails inintéressant (sans compter les blagues compréhensibles uniquement par les américains ou ceux qui connaissent bien l'histoire des USA). Bref, c'est une lecture qui est bien différente, notamment qu'il n'y a aucun passage émouvant dedans, et qu'il manque bien d'autres choses qui faisaient toutes la saveur du film.


Le livre m'aura sacrément moins marqué que le film, c'est indéniable ! Amusant mais pas hilarant, aventureux mais rapidement lassant, il va moins loin que le film et rend beaucoup moins bien. Au final, j'ai eu un sentiment très frustré à ma lecture, ayant l'impression de lire un livre moyen, mais surtout qui ne vaut rien en comparaison du film. Bref, je ne peux pas le recommander à la lecture.

(Chronique n°132)

dimanche 27 octobre 2013

La forêt des renards pendus (Arto Paasilinna)

Encore un livre des nordiques ! Eh oui, je me suis décidé à lire encore un Paasilinna, l'auteur extraordinaire et fameux du Le lièvre de Vatanen, Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen, Le Cantique de l'Apocalypse joyeuse, et tant d'autre livres bien connus et toujours aussi mordants. Lorsque je l'ai vu dans les rayons d'occasions, je n'ai pas hésité un instant. Que c'est agréable de lire un petit roman sans grandes prétentions, humoristique, prenant et toujours inventif. Je pense que vous vous doutez donc de ma critique.


Résumé en trois mots : Humour, solitude et amitié

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cet auteur remarquable, je ne peux que vous inviter à aller lire très vite quelques bons livres cités plus haut, non seulement pour votre culture personnelle, mais également pour le simple plaisir de la plume superbe de l'auteur. C'est un finlandais (oui, il sort parfois des choses de ce pays), et connu comme "l'inventeur des romans d'humour écolo" (je n'invente rien). Pourquoi donc ?


Ses romans comportent toujours des thématiques sur l'écologie, l'impact de l'homme sur la nature, le retirement dans une nature sauvage mais pas hostile, un contact avec ses comparasses difficiles, et un rapport aux animaux aussi. Le tout sans prise de tête, sans grande leçon assenée violemment (vous voyez ce que je veux dire). Le style de Paasilinna est facilement reconnaissable avec cette Finlande natale également, très présente, une Finlande belle naturellement, et pas forcément reluisante dans ses habitants.


L'histoire qu'il nous présente cette fois-ci est celle d'un truand à la petite semaine qui décide de frapper un grand coup en volant des lingots d'or. Aidé de deux complices, il en vole trois et tandis que les deux autres vont en prison, il reste à mener la belle vie. Mais voila, les complices vont sortir, et notre truand (nommé Rafael Juntunen) se réfugie dans la forêt du nord de la Finlande. Là il va tomber sur deux personnages bien différents, un major qui s'est octroyé une année de repos de l'armée (Gabriel Amadéus Remes) et la plus vielle femme de Finlande, Naska Mosnikoff. Ensemble, les trois compères vont passer l'année dans un chalet, loin de la civilisation, dans la forêt des renards pendus.


Une histoire qui nous permet de voyager un peu mais surtout de vivre un quotidien simple, la vie au jour le jour quand on est riche et retiré dans un chalet dans une région polaire. C'est décrit de façon tellement bien qu'on s'y croirait et qu'on rêverait de venir vivre avec eux, dans la nature et les contacts humains simples. J'ai adoré le groupe qui s'est formé et la façon dont ils s'organisaient. Sans compter sur l'humour habituel de l'auteur et quelques considérations, autour de l'argent, des gens peu recommandable (en dehors de la vieille, ils sont assez peu "héroïque"), et des rapports entre hommes. C'est assez cynique comme vision de l'humain, mais je ne peux pas lui donner entièrement tord. En tout cas, c'est amusant.


Que retenir ? C'est un roman dans la droite ligne de tout ce qu'a écrit l'auteur, le style reste assez proche, les personnages très loin des caricatures qu'on pourrait se faire, des gueules et des idées en tout sens, une nature belle et de l'humour, un peu de réflexion et un style entrainant, des considérations et une lecture fluide. L'auteur a trouvé son style mais il se renouvelle constamment, apportant des nouvelles idées, des scénarios variés et toujours quelque chose qui nous intéressera. Mieux ou moins bien que les autres ? Pareil, à lire comme on déguste un bon auteur, au coin du feu le soir, dans le crépitement du bois qui brule tandis que la neige et le vent jouent dehors.

(Chronique n°85)

samedi 19 octobre 2013

Graine d'immortels (Pierre Bordage)

Parfois, il y a des livres qu'on regrette un peu d'avoir lu, comme si on perdait du temps. On le finit presque à regret et quand le livre est enfin terminé, on n'attend qu'une chose : que ça soit fini, que le livre retourne dans son étagère et qu'il n'y bouge plus jamais. C'est exactement ce genre de livre que je viens de finir.


Résumé en trois mots : Inde, biochimie et enquête

Ce livre, j'ai eu le pressentiment à la page vingt, et la confirmation à la page cinquante que c'était un pur navet, avec tout le respect que je dois à l'auteur. Mais là, franchement, c'est un pur nanard livresque. Un truc que je n'imaginais même pas. Vraiment, rien à en retirer.

Pourquoi donc suis-je tellement critique envers ce livre ? Pour de très nombreuses raisons. Les personnages sont déjà a chier. Rien d'intéressant, mais à un point incroyable. Les personnages sont tellement creux et vide que jusqu'au bout le héros ne m'aura pas intéressé. Pas du tout. Le sentiment de vide à propos de ce lire est assez indescriptible. D'autant plus que le seul personnage légèrement potable (le copain qui apporte la dose d'humour) disparais avant la fin, rendant le tout insupportable. Mais le reste est juste .... minable. Rien à en tirer, je n'ai même pas retenu les noms des protagonnistes.
Ensuite, le rythme est là, mais tellement convenu et cliché que je n'ai pas eu jusqu'au bout la moindre surprise ni la moindre envie de continuer. Le suspense principal étant éventée dès le début, le reste n'est que course-poursuite (et une histoire d'amour à la mord-moi-le-noeud et tellement cul-cul que j'ai du me retenir pour ne pas faire de connerie et jeter le livre). Un tour de l'Inde sympa et tellement cliché, des discours convenues et d'une platitude extrème sur les rapports entre l'Inde et l'Occident ... Je continue ?
Ajoutons des situations débiles (un couple de tueurs qui sortent de Pulp fiction), des intrigues aussi minces qu'une feuille de papier, des retournements rocambolesques ... Rien, mais vraiment rien, n'est à retenir du livre. Le pire étant sans doute que le livre tente de faire une belle part au bio-technologie et à tout les impacts qu'on peut y trouver, mais c'est tellement rapidement passé qu'on s'en fout complètement. Sans parler de tout le point de vue sur l'Inde qui est passé à la moulinette rapide d'un touriste lambda. Ce type a-t-il seulement essayé de lire un peu la géopolitique de l'Inde ?

Et pour couronner le tout, le style d'écriture est plat, les cliffhangers sont mal fait, les chapitres sont mal découpés .... En fait ce livre concentre selon moi le mauvais style d'écriture. A oublier décemment et rapidement pour le bien de ses lectures. Je regrette énormément de m'être acharné à le lire. on dirait un mauvais série B, mais en livre. Aux oubliettes, vite.


Résumé rapide : rien n'est bon, personnages, histoires, style, suspense, écriture, tout est à chier là dedans. Rien de bien, si ce n'est qu'on peut le lire. Oubliez le, ne l'achetez jamais.

(Chronique n°81)