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jeudi 5 mars 2015

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (Jonas Jonasson)

Je ne voulais pas spécialement le lire, mais deux personnes m'en parlaient en bien et une amie à finalement fait une lecture du même auteur et je me suis laissé tenter à le prendre et le commencer, histoire de me faire mon propre avis sur la question. Et puis, un auteur suédois qui semble écrire comme un auteur finlandais, ça ne semble pas mauvais, surtout quand il fait dans l'humour très noir. Le résultat c'est que je l'ai fini en deux jours et que j'en suis bien content.


Résumé en trois mots : Humour, XXème et Vie

Le roman est vraiment très bon et m'a surpris dans le bon sens du terme. Régulièrement je trouve dommage que des romans qui s'orientent clairement vers l'humour connaissent un moment de faiblesse quand ce n'est pas carrément un moment qui n'est tout simplement pas drôle, pour finir assez souvent en queue de poisson. L'humour est une chose trop sérieuse pour la confier à des rigolos.

Et ici, et bien c'est magnifiquement fait, je dois l'avouer, puisque j'ai gardé le sourire jusqu'au bout et que j'eux encore quelques éclats de rire jusqu'au bout, ou presque. L'auteur a su innover et faire preuve d'imagination sans cesse renouvelée. Et ça, c'est agréable à lire.

En peu de mots, l'histoire est simplement celle d'un petit vieux qui ne veux pas fêter son anniversaire dans sa maison de retraite et qui s'évade donc simplement. Mais c'est également toute l'histoire de sa vie avant qu'il n'arrive dans sa maison de retraite perdu. Une histoire qui sillonne le monde et le vingtième siècle, avec tout ce qu'on peut imaginer de personnalité sur le parcours.

Ce livre a l'avantage de ne pas chercher le moins du monde à tomber dans le réalisme et explose tout les cadres conventionnels d'un héros et de son épopée. Ici rien n'est normale et le héros cherche juste, la plupart du temps, à picoler un verre, à manger comme un roi et ne pas entendre parler de politique. D'autre part, ce héros très peu bavard (enfin, qui ne parle pas tellement dans le livre) est presque un anti-héros par certains côtés, mais il reste un personnage haut en couleur qu'on adore suivre. Moteur de l'action mais également de l'humour.
Ce livre se lit comme une petite douceur au milieu d'autres styles. Une bonne aventure pleine d'humour et de références, qu'on déguste tranquillement tandis que le personnage nous fait parcourir le monde et les époques, sans jamais se calmer. C'est jouissif et agréable à lire d'un bout à l'autre.

Pour une fois, je suis d'accord avec un best-seller d'humour, et croyez bien que c'est assez rare chez moi, mais ce livre tape juste et bien, avec un humour excellent qui perdure tout le long d'une intrigue foisonnante d'inventivité. Un bon roman, qui m'a beaucoup plu et qui m'a agréablement surpris. J'ai hate de retrouver un roman humoristique de ce niveau là. Je vous le recommande hautement, pour passer un agréable moment.

(Chronique n°240)

dimanche 8 juin 2014

Atomic Bomb (Fabrice Colin & David Calvo)

Dans le cadre du festival de Epinal dédié aux livres de SFFF*, je me suis retrouvé à acheter ce petit livre pour l'insigne honneur d'une dédicace de Fabrice Colin, compagnon d'écriture d'un certain David Calvo dont je cherche à lire un peu plus d'ouvrage à présent. Et qui n'était pas là, d'ailleurs. Bref, je me suis retrouvé avec ce livre en main, mais vous entendrez souvent reparler de ce festival, un ami y a trouvé beaucoup de livres que je commenterais ici. En attendant, attardons-nous sur le cas d'un livre assez particulier, dénotant un poil dans mes récentes lectures et qui fut englouti bien trop vite à mon gout.


Résumé en trois mots : Bombe atomique, Rats et Extra-terrestre

Pour avoir envie de lire ce livre, lisez simplement le dos et vous aurez une excellente idée de la teneur générale de l'ensemble. A savoir, complètement barré, déjanté, fourmillant d'idée et, semble-t-il, à moitié malade mental.
Ce livre est un roman, mais en même temps trois nouvelles, qui s'articulent ensemble tout en étant très indépendante. Et en traitant ... de tout et n'importe quoi. De rats prenants du LSD, de vieux qui surfent, d'extra-terrestre en forme de poire ... Je ne sais pas comment parler de ce livre, c'est tellement fouilli, foutraque et incompréhensible ! Les idées foisonnent au milieu d'un humour particulier. Et je ne parle pas du style d'écriture, excellent, sans parler des références qui parsèment l'ouvrage, tout en rendant hommage à de nombreuses choses.
En tant que tel, je pense que le livre n'est pas hyper simple à appréhender, mais quand on accepte de s'accrocher, de laisser sa logique au vestiaire et de lire sans se prendre la tête, on passe un excellent moment. Les situations s'enchainent et le délire parsème les pages jusqu'au bout, dans des explosions finales qui laissent assez rêveur. D'ailleurs la fin apportera aussi son lot de surprise sérieuse. Je ne sais pas si c'est le cas de tout les Calvo, mais la thématique de la fin est bien présente, avec une sorte de cheminement dramatique à la fin, très inattendu. Mais bienvenue.

Un drôle de livre, bien écrit et qui m'a surpris d'un bout à l'autre. Si vous acceptez de lire un livre en laissant temporairement votre réflexion logique de côté, il vous sierra à merveille. Mais dans le cas contraire, vous trouverez un livre obscur et incompréhensible. C'est un style, il faut l'apprécier pour pouvoir le livre, et dans mon cas j'adore. J'ai hâte de lire la suite des livres de Calvo, et je vais me pencher sur les Fabrice Colin, j'en ai plusieurs en réserve. Ces deux auteurs me semblent extrèmement prometteur.

(Chronique n°191)